Forum RPG sur l'univers d'Eragon. L'histoire se déroule après la fin du quatrième tome. Venez participer à la renaissance des dragons et à la création de l'école des dragonniers !
 
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 Une agréable surprise [PV Eragon, Arya]

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Eragon fils de Brom
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MessageSujet: Une agréable surprise [PV Eragon, Arya]   Sam 9 Juin - 9:28

Eragon était accoudé sur le balcon de son bureau qui donnait vue sur la cour d’entraînement vide en terre battue, piétinée par les dragonniers et dragons s’entraînant durant la journée et parfois on voyait des traces de terre brûlée, cela signifiait qu’un dragon avait découvert qu’il pouvait cracher le feu. Eragon sourit en se remémorant un épisode amusant : un dragon âgé de six mois et ivre de fatigue avait éternué et du feu avait jailli de ses narines, touchant son dragonnier au passage. Sur le moment il s’était inquiété pour le dragonnier et après s’être assuré qu’il n’était pas souffrant, il avait éclaté de rire, plus par joie que par moquerie. Saphira l’avait d’ailleurs pris en charge et ce dragon était l’un des manieurs de feu le plus talentueux. Après sa dragonne adorée bien sûr ! Personne ne pouvait la battre au niveau de la grâce, de la force, de la beauté et son talent pour les acrobaties aériennes.

Le soleil commençait à décliner teintant le ciel et le paysage alentour se teintait d’une couleur rougeoyante comme le sang. Les murailles imposantes construites dans le but d’être indestructibles et impossible à prendre d’assaut, dessinaient une ombre semblant vouloir manger la cour et la plonger dans l’obscurité pour le règne de la nuit. Au-delà des murs, on voyait les collines rocheuses se prolonger et laissaient place au paysage verdoyant et ses forêts de feuillus dont les feuilles étaient bercées par le vent. C’était magnifique à voir et le jeune dragonnier pensa qu’il avait bien choisi l’endroit pour l’école. Plus loin, se trouvait l’Alagaësia et sa famille ainsi que ses amis. Le cœur d’Eragon se serra en pensant à eux et il se demandait ce qu’ils devenaient. Une idée germa dans la tête du dragonnier, il était temps de prendre des nouvelles d’eux car ça faisait longtemps qu’il ne les avait plus contactés.

Sortant de ses rêveries, il retira les mains de la balustrade de pierre ornée de corps de dragons s’enroulant autour d’un tronc d’arbre et leurs gueules ouvertes semblaient rugir. La précision de ces détails impressionnait le dragonnier car on voyait la moindre écaille, piquants, et ainsi que les dents, d’ailleurs les yeux semblaient le suivre du regard quand il se déplaçait et cela le perturbait. Tout cela était l’œuvre de ses compagnons elfes qui l’avaient suivi lors du départ de sa terre natale. Le jeune homme se dirigea dans son bureau en refermant les portes fenêtres en bois d’ébène ouvragé. Le bureau était plongé dans une douce obscurité, noyant son bureau et sa bibliothèque dans le noir comme s’ils commençaient à disparaître dans le néant.

Eragon alluma les chandelles fixées dans les murs bardés de bois clair dont des dessins de Vigne Lìani étaient visibles. Sur le mur gauche se trouvait le fairth de sa mère, qu’Oromis lui avait donné et un miroir simple bordé de bois. Sur le mur droit se trouvait une bibliothèque imposante et dedans on voyait des rouleaux de parchemin ainsi que des livres qui appartenaient aux dragonniers de Dorù Areaba et que Galbatorix avait volés lors de la Chute. Eragon les avaient récupérés dans les trésors de la citadelle détruite d’Ilirea. Le dragonnier se remémora de ses terribles épreuves à cet endroit, car Galbatorix lui avait fait beaucoup de mal ainsi qu’à ses compagnons. Le nouveau chef de la confrérie tâta de sa main le côté de son ventre par réflexe. Murthag lui avait transpercé l’abdomen et il en avait souffert, mais le Tueur d’ombre ne lui en voulait pas, il avait été obligé de se battre contre lui et son demi-frère avait changé. Il devrait d’ailleurs être dans le nord avec Thorn pour qu’ils puissent se reconstruire. C’était l’un des plus grands crimes que Galbatorix ait commis contre eux, d’ailleurs Thorn était un bébé à l’époque et il se trouvait dans un corps de dragon adulte. Le tueur de roi laissa couler une larme en pensée pour eux et espérait vivement qu’ils aillent bien.

Le bureau était maintenant visible, on voyait des parchemins remplis de glyphes et d’autres écrits avec des runes. Tous transcrits par la main d’Eragon, il y écrivait ses notes sur chaque dragonnier et dragon : forces, faiblesses, personnalité etc… Tout cela avait pour but de savoir ce qu’il devait faire pour les améliorer et au final pour qu’ils deviennent les meilleurs dragonniers que le monde ait connu. Une tâche dure mais possible. Un flacon d’encre fermé ainsi qu’une plume reposait à côté des parchemins. Le bureau était aussi en ébène ouvragé, on y voyait sur les pieds des dragons volant vers la table en rugissant, ils étaient aussi bien détaillé que les dragons du balcon. La table était aussi lisse que l’œuf de Saphira quand il l’avait découvert. Eragon se dirigea vers le miroir et se demanda qui contacter. Nasuada ? Elle devait sûrement se reposer à l’heure qu’il était. Orik ? Il devait être en conseil, mais rien n’empêchait de les voir juste pour se rassurer, il regarderait donc Roran et sa famille ainsi qu’Arya. Il commença d'abord par son cousin.

« Draumr Kopà » murmura le magicien en pensant à Roran. Dans le miroir il voyait apparaître doucement puis avec plus de détails son cousin debout, sa barbe bien taillée et un sourire aux lèvres ainsi que sa femme Katrina enroulée au bras de Puissant-Marteau, son visage irradiait de joie et une petite fille rousse gambadait autour d’eux en riant, ça devait être Ismira sa nièce. Eragon fut ému par cette vision car ils étaient heureux, il murmura des formules de protection en puisant dans l’énergie des eldunari pour éviter qu’il soit affaibli par le sort.

La tâche terminée, il passa à Orik et il vit son visage soucieux et aménagea le sort pour voir autour de lui et reconnut l’endroit car c’était la salle du conseil où s’était déroulée l’élection du Roi des nains. Autour du Roi se trouvait les chefs de chaque clan et ils parlaient à Orik. Ça devait sûrement être une querelle de clans qu’ils avaient l’habitude de connaître, car son frère adoptif n’avait pas l’air de trop s’inquiéter même s’il semblait soucieux. Voyant qu’il allait bien, il passa à Nasuada et la vit endormie dans un endroit qui devait être sa chambre.

Enfin il passa à Arya, il la vit sur Fìrnen qui volait droit devant lui mais le détail qui le troublait dans cette vision, c’était qu’il voyait bien le décor autour d’eux, donc ça voulait dire qu’il connaissait cet endroit. Il formula le sort pour voir autour d’elle et fut stupéfait car il reconnut Sänghgarm et ses environs. Coupant le flux de magie qui alimentait le miroir, il se précipita vers l’extérieur pour voir l’horizon et il vit deux minuscules points noirs dans le ciel. Fou de joie, il cria vocalement ainsi que mentalement pour appeler sa dragonne.

« SAPHIRA ! » Ne tenant plus en place, il sauta du balcon et arrêta sa chute avec la magie. Quand il atterri au sol, il courut vers la muraille et monta les marches menant au sentier de ronde deux à deux. Quand il arriva sur la barbacane, le dragonnier s’arrêta pour contempler le ciel et les points qui semblaient grossir.


Dernière édition par Eragon fils de Brom le Ven 22 Juin - 17:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une agréable surprise [PV Eragon, Arya]   Mer 20 Juin - 8:23

Le ciel d’Ellesmera étendait à l’infini son calme puissant. La nuit avait recouvert la capitale elfique depuis plusieurs heures à présent. En son cœur se trouvait le palais de la ville, une bâtisse reflétant toute la puissance, mais également toute la grâce des elfes. On avait aménagé dans la cours un espace suffisant pour qu’un dragon puisse y dormir de manière confortable. Elle était en ce moment même occupée par un dragon aux écailles d’émeraudes étincelantes. Il n’était pas aussi grand que les dragons que l’on avait pu voir jadis dans la cité, mais il était encore très jeune.

La grande cours était surplombée par un balcon, sur lequel se tenait, appuyée à une rambarde, une grande silhouette gracieuse. La légère brise jouait dans les longs cheveux libres de l’elfe, mais elle n’en avait que faire. Elle posait son regard aussi émeraudes que les écailles de son dragon sur les étoiles, tentant de comprendre ce qui chez elles semblait si intéressant pour que certain individus de son peuple passe une vie elfique à les admirer. Elles étaient des témoins muets de siècle de vie de l’Alagaësia. Elles avaient tout vu, et recelaient sans doute d’une grande sagesse. Mais comment tirer de la sagesse d’un astre ? Malgré ses efforts, la souveraine elfique ne parvenait pas à comprendre. Peut être avait elle passait trop de temps auprès des humains. Mais au-delà de ses interrogations, la vue de ce ciel semblable à toute l’Alagaësia, et peut être ailleurs, lui inspirait un profond calme.

Un jeune elfe, qui devait avoir à peine 60 ans, frappa à la porte des appartements de l’elfe, et entra.

- Arya Dröttning, la reine Nasuada souhaite s’entretenir avec vous.

Surprise, l’elfe aux cheveux d’ébène se dirigea vers la salle où elle prenait contact avec Nasuada, Orik, et quelque fois, Eragon. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu de nouvelles de la reine humaine. Ainsi, lorsqu’elle aperçue la fine silhouette de la jeune reine dans le grand miroir à pied au centre de la pièce, elle fut contente de voir que cette dernière allez bien.

- Nasuada. C’est toujours un plaisir de te parler.
- S’en ai un pour moi également, Arya. Quelles sont les nouvelles ?
- Une nouvelle étoile a encore était découverte. Et notre dernier dragonnier est partit ils y a de cela 5 mois.

Nasuada sembla perturbée.

- Ce qui veut dire que tu es la seule restant en ce moment en Alagaësia ?
- C’est ce qu’il me semble …
- Alors je vais me voir obligée de te demander de m’accorder une faveur. Un œuf à éclot, et le dragon est à présent en âge de voler jusqu’à Eragon. Mais son dragonnier est très jeune, il n’a que 15 ans. J’ai peur que la route de Sänghgarm soit trop dangereuse pour lui.
- Aussi, tu voudrais qu’il y soit accompagné, et il n’y a que moi pour accomplir cette tâche, n’est-ce pas ?
- Il semblerait. Je peux toujours attendre qu’un nouveau dragon éclose et envoyer le jeune Jarsha à ce moment là, mais je ne suis pas apte à lui enseigner ce qui doit être dans ce laps de temps.
- Je le conduirais, cela fait parti de mon devoir de dragonnier. Cependant, il devra voler seul jusqu’à Ellesmera. La route jusqu’à Sänghgarm est longue, et je n’en connais pas tous les pièges. Je ne peux me permettre de laisser mon peuple trop longtemps.
- Je comprends. Il se rendra donc seul jusqu’à ton peuple. Mais … n’es tu donc jamais allée à Sänghgarm, pour ne pas être sûre de la route ?
- Non.


La surprise se peignit sur les traits de Nasuada.

- Excuse-moi de cette question … mais … pourquoi ?
- Pour la même raison que celle qui te pousse à ne pas rechercher Murtagh.


Un éclair de mélancolie passa rapidement dans les yeux de la reine humaine, mais pas assez cependant car Arya pu l’apercevoir.

- Bien, je comprends … Et je saisie la grandeur de la faveur que tu m’accordes. Je t’en serais redevable. Mais à présent je dois te laisser.

Sur ces mots, le reflet de cette jeune et puissante femme disparu, laissant place à celui de l’elfe. Elle se devait d’accepter la faveur de Nasuada. Cependant, elle appréhendait ce voyage.

Deux semaines plus tard, le jeune humain arriva à Ellesmera, sur le dos de sa dragonne argentée. Arya le prépara au voyage et à ce qu’ils devraient sûrement affronter, tandis qu’elle-même réglait ce qui ne pourrait attendre son retour. Puis le jour vint où ils décollèrent pour le long voyage qui les mènerait à Sänghgarm. Dès que Firnen avait apprit la nouvelle, il s’était montré aussi joyeux qu’un dragonneau, et cette joie avait presque annihilée l’appréhension qu’avait l’elfe. Il ne cessait de répéter quelques figures durant les premiers jours de vole, si bien qu’Arya finie par se sentir très légèrement nauséeuse.

« Hooops … » fit-il.

Pour toute réponse, Arya sourit, amusée par son exhibition de sentiment. Ils survolèrent longuement le du Weldenvarden. L’ombre du grand dragon vert et de sa compagne de voyage se découpaient sur la cime des arbres, et le bruit, pourtant discret, des fines ailles qui battaient l’air, faisait fuir les habitants des bosquets. Arya pouvait ressentir chacune de leurs consciences. Le dragon était un prédateur, et Firnen s’amusait de voir les proies filer ainsi à son approche. Mais il était déjà repu, elles ne craignaient rien … pour le moment. L’elfe ne comprenait pas cette affection pour la viande. Elle avait passé de nombreuses années auprès des humains, et cela avait changé beaucoup de sa vision des choses. Mais elle ne pourrait jamais se résoudre à manger la chair d’un être vivant, tout comme elle ne comprendrait jamais la vision que les hommes ont des femmes, comme des choses fragiles qui doivent être protégées. C’est tellement primaire comme comportement !

Derrière eux, le Du Weldenvarden s’étendait à l’infini, vaste océan vert où les cimes des arbres se pliaient à la volonté du vent, en une grande vague émeraude. Mais face a eux ce découvrait le grand lac de l’Eldor. En suivant l’Edda, ils trouveraient Sänghgarm. C’est ce qu’ils firent.

Le voyage dura un peu plus d’un mois. Approchant sans encombre du but de ce voyage, Arya découvrit un lieu dont la faune et la flore lui était en parti inconnue. Elle imaginait sans peine les longs débats entre les savants l’Ellesmera auxquels elle aurait été tenue d’assister pour décider du nom à donner à tel arbre. Heureusement, ces derniers n’étaient pas prêts de les découvrir. Elle avait donc un bon temps de répit sur les débats scientifiques.

Enfin, les bâtiments apparurent à sa vue. Elle senti l’excitation de Firnen grimper d’un cran. Au loin, se dressait une haute muraille. Une silhouette semblait se découper sur sa hauteur. Peu à peu, Arya reconnue le dragonnier qu’elle avait quittée quatre années auparavant. Il avait grandi, et prenait à présent des allures d’hommes adultes, bien qu’il gardait les traits inhabituels à son espèce que lui avait offert les dragons. Au loin, elle vit un grand dragon d’un bleu éclatant, qui ne pouvait être que Saphira. La joie de Firnen explosa en elle d’une façon inattendue. Elle tenta cependant de la contenir. Ils ne pouvaient pas rester très longtemps. Son devoir de dragonnier accomplis, elle devrait rapidement retourner à Ellesmera pour accomplir celui de reine. Le voyage retour serait moins long, car elle n’aurait pas à parer à l’inexpérience du jeune humain, mais elle ne devait pas tarder. Elle tenta donc de calmer un peu son jeune dragon.

« Je sais qu’il est inévitable que nous repartions bientôt, mais je souhaite profiter pleinement de ses instants que notre wyrd nous accorde. »

C’était étonnant pour Arya, mais elle devait admettre que Firnen était bien plein de sagesse, plus qu’elle ne l’aurait jamais crue avant qu’ils ne soient liés.
Ils passèrent la muraille, et les deux dragons atterrirent dans une grande cours, visiblement prévue à cet effet lorsque qu’on observait les longues traces de lacération du sol par les griffes.

Arya sauta prestement de sa selle, et invita le jeune Jarsha à faire de même, afin d’aller le présenter à celui qui serait son maitre.
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Eragon fils de Brom
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MessageSujet: Re: Une agréable surprise [PV Eragon, Arya]   Ven 22 Juin - 21:57

L’impatience d’Eragon grandit en son cœur en voyant les points grandir sur le soleil couchant, comme si deux planètes passaient devant l’astre stellaire. Bientôt le Tueur d’ombre put distinguer deux dragons voler à tire-d’aile vers la forteresse. L’un était vert comme l’émeraude, grand et musclé, son vol était gracieux et souple tandis que l’autre était argenté, jeune et moins rapide que Fírnen.

Le jeune homme pensa à sonder le nouveau dragonnier par sécurité mais aussi par curiosité. Il ouvrit son esprit et enveloppa la conscience de l’arrivant. Il le sentit paniquer et fermer maladroitement son esprit. Eragon contempla les défenses en attendant le moment propice pour les passer. Il ne fallut pas attendre longtemps car les protections mentales volèrent en éclats et l’assaillant put s’infiltrer dans son esprit. L’esprit était celui d’un humain mais Eragon le reconnut car c’était Jarsha, le jeune messager au service des Vardens durant la guerre. Il ressentit aussi la présence de sa jeune dragonne. Le Tueur d’ombre adressa des paroles de bienvenue aux protagonistes.

*Bienvenue à toi Jarsha, je me rappelle de toi et je suis fier que tu nous rejoigne. Tandis que toi jeune dragonne, nous sommes heureux de savoir que tu as éclot pour lui. Ici tu verras tes semblables et tu recevras le savoir des Anciens.* Eragon se retira de son esprit et ne chercha pas à contacter Arya et Fírnen.

Il rouvrit les yeux et eut le temps d’apercevoir Saphira atterrir sur la cour, soulevant un nuage de poussière au passage. Elle s’ébroua et se mit à lécher ses griffes. Elle avait suivi toutes les pensées de son dragonnier depuis qu’elle avait remarqué son appel et son agitation. Au début elle crut à un malheur, mais ses inquiétudes furent vite balayées quand elle sut que la Reine du beau peuple était en route vers Sänghgarm sur le dos de son dragon vert.

Eragon ressentit la joie de sa compagne aux écailles bleues comme le saphir ainsi que son impatience. Le Tueur d'ombre se dirigea vers les escaliers de la muraille afin de la rejoindre et d’attendre les visiteurs auprès d’elle. Il descendit rapidement les marches et s’approcha de Saphira. Il ne savait plus parler même mentalement car une boule lui noua la gorge. Aussi se résolut-il à garder son lien mental avec elle, les sentiments et les pensées parleront pour lui.

Sa nervosité augmenta tandis qu’il faisait les cent pas près de sa dragonne. Il se remémora tous les moments passés avec Arya lorsqu’il était encore en Alagaësia, du cachot de Gil’Ead à Farthen Dûr, de Tarnag à Ellesméra en passant par les champs de bataille dans l’Empire jusqu’au départ du jeune homme pour l’inconnu. Il avait eu tant d’émotions avec elle mais le plus fort et celui qui avait primé, c’était l’amour pour elle et il était toujours présent en son cœur. Il ne s’était jamais dissipé et même s’il ne laissait rien paraître, l’amoureux en souffrait quotidiennement : le temps n’avait pas apaisé les maux et rien ne le soulagerait à part ses désirs exaucés.

Paradoxalement, sa joie augmenta car un nouveau dragonnier apparaissait et les chevaucheurs de dragons ainsi que leurs montures étaient sollicités à Sänghgarm pour leur future mission : la protection de l’Alagaësia et la fin de l’injustice en ce monde. Mais cette quête pour la paix ne prendra jamais fin car le mal existera toujours malgré les efforts pour l’éradiquer.

La lune montait déjà dans le ciel, les étoiles étaient brillantes éclairant faiblement la pénombre de la nuit, quand les battements d’ailes rompirent le silence qui régnait dans l’atmosphère. Pendant une demi-heure on n’avait entendu que les bruits de pas d’Eragon et la respiration de Saphira. Le chef de la confrérie scruta le ciel, l’arrivée des dragonniers était imminente et il devait désactiver les enchantements protégeant la forteresse. Il psalmodia en Ancien langage la formule permettant de désactiver les défenses magiques. Un léger froissement se fit sentir dans l’air signalant qu’il avait réussi. La tâche finie, il se mit à côté de Saphira.

Les dragons franchirent la muraille, agressant les oreilles sensibles de l’hybride. Même habitué aux battements d’ailes, Eragon avait du mal à supporter le vol de ces créatures. Maintenant il avait compris pourquoi Angela employait le terme de tonnerre de dragons quand elle racontait son histoire aux urgals, il y a bien longtemps. En effet on pouvait les comparer à la foudre quand elle frappait.

Fírnen et la dragonne d’argent se posèrent sur la cour dans un bruit sourd et firent trembler le sol sous leur poids combiné. Un sourire illumina le visage du Tueur de Roi quand Arya descendit de sa puissante monture. Elle fit un signe de tête à Jarsha pour qu’il descende également de sa dragonne.
Eragon s’approcha d’Arya, mit deux doigts à ses lèvres ensuite mit sa main sur son cœur et la salua selon les coutumes elfiques :

« Atra esterní ono thelduin. » Il s’exprima en premier, sachant qu’Arya était reine en plus d’être dragonnier. Il la laissa s’exprimer et exposer la raison de sa présence sur la nouvelle terre des dragonniers et mentionna Jarsha. Il s’approcha du jeune garçon pour le saluer ainsi que la dragonne d’argent qui se dressait fièrement devant tout le monde.

« On s’est déjà vu Jarsha et te voilà enfin devant moi. N’est-ce pas curieux que tu passes de messager à dragonnier ? Et toi dragonne ? Quel est ton nom ? » Il ouvrit son esprit pour qu’elle puisse s’adresser à lui. Il sentit le contact de son esprit au sien, d’abord méfiante en approchant la lisière de sa conscience puis elle prit plus d’assurance quand elle vit la personnalité et l’intégrité du jeune homme.

*Je suis Silarae et je suis fière d’avoir le Tueur de Roi et Saphira Bjartskülar comme mentors.*

« J’essaierai de me montrer à la hauteur de la tâche qui m’attend. »

Il se tourna vers Fírnen pour le saluer également, il était beaucoup plus grand que la dernière fois qu’il l’avait vu. Quatre années avait passé depuis les adieux.

« Je suis heureux de te revoir Fírnen, ça fait longtemps et je vois que tu as bien grandi. »

Après les présentations, Eragon voyant la fatigue des invités sous la nuit, demanda à ses invités de le suivre à son bureau et demanda à Saphira de conduire les dragons aux quartiers spécialement prévu pour ces géants. Il adressa un signe aux deux dragonniers.

« Suivez-moi. » Eragon se dirigea vers la porte menant à l’intérieur de la demeure des dragonniers.


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MessageSujet: Re: Une agréable surprise [PV Eragon, Arya]   Ven 29 Juin - 17:21

☼ PNJ ☼

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Miroir vivant, miroir volant.
Petite créature pour les siens, grand tigre pour les humains, la dragonne d'argent battait de l'aile dans le ciel d'azur, savourant les caresses du vent qui lui polissait les écailles et chatouillait son museau. Ces sensations n'étaient pas les premières, et elles ne seraient pas les dernières, mais elles étaient ce qu'elle attendait depuis toujours, et que toujours elle attendrait. Le vent sur ses écailles, oui, c'était cela qu'elle aimait le plus au monde après son dragonnier, et celui-ci le savait comme il savait tout d'elle, ou presque. Elle lui avait raconté les courants, et le vent lui avait murmuré ses subtilités, elle lui avait montré comment elle faisait pour voler droit, pour voler vite, pour tourner, tournoyer, se retourner, virer, virevolter, danser entre ciel et terre, pour décoller de l'un pour atterrir sur l'autre sans vraiment se poser ni se reposer, simplement planer dans le rien et dans le tout, là où l’apesanteur se gagne à coups d'ailes gracieux et puissants.

Elle ne volait pas depuis longtemps, certes, mais depuis qu'elle avait goûté à sa liberté aérienne, elle sentait au plus profond d'elle-même que c'était pour l'amener dans l'étreinte céleste que Jarsha était venu. Ce petit d'homme si fragile était son dragonnier, son ami et son confident, son élève et son maître, son protéger et son protecteur, sa raison de vivre entre toutes, et ils partageaient tant de choses que la jeune dragonne avait le cœur brûlant à chaque fois qu'ils conversaient. Tout comme elle, il était attiré par le ciel et avide de voyages. Ce n'était pas un guerrier comme Silarae en avait vus fanfaronner dans les rues d'Ilirea, la grande-citée-libérée-du-briseur-d’œufs, et cela la rassurait. Son Jarsha était un jeune humain réfléchi, serviable et courageux, intelligent et un brin rêveur, juste celui qu'il lui fallait. Il était celui qui avait ouvert le loquet de sa cage et qui lui avait montré le ciel en l'appelant par son nom, l'embrassant d'un large mouvement d'une de ses pattes-plus-courtes-qui-ne-marche-pas. Combien de fois s'étaient-ils allongés dans l'herbe, côte à côte, le regard plongé dans le bleu de l'infini, rêvant du jour où Silarae serait assez grande pour les emmener tous les deux danser là-haut ? Des centaines de fois assurément. Et depuis quelques semaines, leur rêve était devenu réalité.

* Descend un peu Silarae, je crois qu'on arrive, regarde !*

La dragonne aux écailles miroitantes baissa son regard incandescent vers la cime du du Weldenvarden et elle acquiesça d'un ronronnement en glissant son avis sur la grande beauté du paysage à son dragonnier qui ne répondit pas, les yeux plissés et son corps incliné sur un côté de la selle pour tenter de décerner avec plus de précision la capitale des Elfes.

* Patience, petit d'homme, évite de tomber avant que je n'ai trouvé où atterrir, tu seras gentil. La clairière là-bas fera l'affaire, accroche-toi ! *

La comète d'argent entama sa descente vers l'herbe verdoyante qui l'appelait, maîtrisant son atterrissage avec assurance, sa corpulence longue et fine taillée pour le vol s'adaptant à merveille aux courants qui l'accompagnaient. Quand ses pattes touchèrent le sol, elle ressentit une pointe d'anxiété, telle une loutre sortant de l'eau pour faire quelques pas à l'air libre sur la berge, dans ce monde où elle était proie et non prédateur.

Un appel du passé, une promesse d'avenir.
En étirant ses pattes ankylosées après des heures de vol, la dragonne se rappela les raisons de leur venue ici. Tout avait commencé il y avait bien longtemps, alors qu'elle venait toujours juste d'attribuer la gedwey ignasia à son élu. Tout juste avait-elle eut le temps de lui transmettre sa joie de le rencontrer qu'une conscience étrangère s'était infiltrée dans son esprit pour communiquer avec elle. Si jeune, elle n'avait tout bonnement rien compris à cette suite de sons articulés qui avaient déferlé dans sa tête, mais comme tout dragon qui se respecte, elle était douée d'une mémoire hors du commun qui lui avait permise de mettre ses interrogations de côté le temps qu'elle apprenne cette langue surprenante et qu'elle puisse ainsi déchiffrer le message du lointain-esprit-puissant. Tout d'abord, son nom lui était venu, elle l'avait reconnu dans les souvenirs de Jarsha. Eragon le Tueur d'Ombres, oui, c'était bien lui qui s'était adressé à elle, elle en était sûre. Il s'était montré chaleureux, presque paternel, et auprès de lui, elle se souvenait avoir perçu la présence très diffuse de ses semblables, et elle en avait déduit donc qu'il devait s'agir des cœurs des cœurs d'anciens dragons. Bien que cette intuition la perturbait, elle comprenait à présent qu'Eragon s'était servi des Eldunarya pour lui permettre d'entrer en contact avec elle, après tout, Sänghgarm était si loin d'Ilirea...

Les premiers pas de Silarae ressemblaient plus à une course qu'à une réelle enfance. L'impératrice humaine avait immédiatement été mise au courant de la naissance de la dragonne d'argent, s'en était suivie une missive qui appelait Jarsha à se présenter avec sa liée devant Nasuada pour qu'ils discutent ensemble de l'avenir du couple dragon-dragonnier. Durant l'audience, l'humaine à la peau étrangement sombre avait tout juste caché son immense joie derrière une apparente retenue, visiblement, le fait qu'un humain ait de nouveau été choisi par un dragon lui faisait plaisir. Pourquoi ? Silarae n'en savait toujours rien mais n'avait manifesté qu'une curiosité modérée quant à la question, jugeant qu'il y avait plus important et que les informations venaient toujours à qui savait les demander aux bonnes personnes. Quoiqu'il en soit, l'impératrice avait déclaré qu'ils devraient se préparer jusqu'à ce qu'il leur faille rejoindre Sänghgarm où les attendait leur maître.

Depuis ce jour, Jarsha s'était appliqué à se familiariser avec cette créature pataude qui dévorait plus vite que son ombre. Il lui avait donné un nom, puis lui avait appris à parler, à écouter ses histoires, et à faire attention aux choses qui l'entouraient quand elle essayait de voler avant l'âge. Ensuite elle avait grandi et les rôle s'étaient inversés. Elle lui avait montré comment elle chassait après avoir observé le chat faire, elle lui avait appris à tendre l'oreille aux subtilités de la nature, à savourer des choses toutes nouvelles pour elle mais que lui n'avait jamais vraiment pris le temps d'observer, puis elle lui avait montré son premier vol avec fierté, avant de pouvoir voler avec lui. Cette expérience avait été purement inoubliable pour les deux liés, car jamais ils ne s'étaient sentis aussi libre, et aussi puissants à la fois. Quand ils y repensaient, ils en frémissaient encore. Nasuada leur avait fait fournir une selle pour que Jarsha ne se coupe pas sur les écailles miroitantes mais redoutables de Silarae, et immédiatement ils avaient voulu l'essayer. Ayant déjà fait de l'équitation, le jeune homme avait vite compris comment se placer sur sa dragonne, et grâce à leur lien mental, il avait appris qu'au début ce n'était pas à lui de dire où aller, mais qu'il avait grand intérêt à demander l'itinéraire à sa partenaire pour ne pas finir désarçonné. Plusieurs fois il avait même béni son expérience à cheval car elle lui avait probablement évité bon nombre de chutes.

Rapidement, Silarae s'appropria le ciel, sa silhouette toute en finesse et ses écailles plus polies encore que le nacre des coquillages lui permettant de filer plus vite que le vent et de glisser de courants en courants pour gagner toujours plus de vitesse. Depuis qu'elle s'était envolé pour la première fois, elle sentait que son atout était et serait toujours le vol, car elle était taillée pour lui. Son corps long sans être large, ses griffes effilées et tranchantes sans être vraiment impressionnantes, sa carrure svelte lui donnait des airs fétiches, tandis que ses ailes et sa queue, toutes grandes pour sa taille, lui permettaient de s'adapter au ciel comme si elle y était née. Elle ressemblait à un long cygne pourvu de crocs et non à un tigre fier prêt à arracher la tête au premier qui lui ferait offense, bien que sa grâce n'en fasse pas une créature fragile et hautaine non plus, loin de là. Le fait que sa force physique laisse à désirer faisait plutôt d'elle une dragonne réfléchie qui penser avant de penser, et de penser encore avant d'agir, pour limiter les erreurs et adopter l'attitude la plus juste possible, évitant la violence tant qu'il était possible de l'éviter. Évidemment, ce principe de vie ne tenait pas quand il était question de la vie de son dragonnier. Elle aurait tué pour lui sans hésiter, mais peut-être pas – voire même certainement pas – de front, car elle n'ayant pas la puissance pour tenir tête, elle pensait plutôt développer la ruse pour toujours prendre à revers ses adversaires. Il faudrait qu'elle en parle avec leurs futurs maîtres...

Quelques jours après qu'ils aient volé ensemble, une missive vint informer le duo que l'impératrice souhaitait leur parler à nouveau. En hâte, Jarsha et Silarae avaient rejoint le palais pour s'entretenir à nouveau avec Nasuada, et cette dernière les informa qu'il était temps pour eux de se rendre à Sänghgarm pour suivre l'enseignement de leurs maîtres dragon et dragonnier. Face à leurs moues sceptiques, elle leur avait annoncé que ce serait Arya, fille d'Islanzadi et reine des Elfes qui les conduiraient à Sänghgarm, la dragonnière ayant donné son accord il n'y avait guère plus d'une dizaine de jours de cela ! Mais bien loin de les réconforter, cette nouvelle les avait plus inquiétés et impressionnés qu'autre chose, car ni l'un ni l'autre ne s'était rendus à Ellesméra, et encore moins en volant. Ils firent part de leur appréhension à la jeune femme pleine de prestance, et cette dernière leur permit d'étudier longuement une carte pour juger de leur cap et du nombre d'arrêt qu'ils auraient à faire en route pour ne pas trop s'épuiser avant de partir pour Sänghgarm. Une fois qu'ils furent sûrs de leur itinéraire, ils s'inclinèrent devant l'impératrice, puis quittèrent le palais.

Très excités, ils s'étaient ensuite empressés de retourner à la maison pour prendre provisions et affaires de rechanges pour le voyage, puis le lendemain matin, ils avaient quitté la capitale à l'aube pour pouvoir profiter de la fraîcheur en vol avant que le soleil ne les brûle. Pour commencer ils avaient volé longtemps vers le nord avant de virer à l'est, car Silarae craignait pour la santé de son jeune dragonnier si elle coupait par le désert du Hadarac.

A présent qu'ils étaient enfin arrivé à Ellesmera, les jeunes liés n'avaient qu'une hâte : s'entretenir avec leurs royaux guides avant de s'envoler pour un long voyage jusqu'à Sänghgarm.

Ballet d'émeraude et d'argent, deux étoiles filant avec le vent.
Jarsha avait déjà rencontré la reine des Elfes, néanmoins cela ne l'empêcha pas d'être grandement intimidé en s'entretenant avec elle au sujet du voyage et des risques potentiels qui les attendaient en vol. Quant à Silarae, la rencontre avec le grand dragon vert avait été source d'émotions et d'interrogations, n'ayant jamais côtoyé ni même vu d'autres dragons auparavant. La voix grave de Firnen résonnant dans sa tête la mit tout d'abord mal-à-l'aise, toute intimidée qu'elle était par son aîné.

Les premiers jours de vol furent les plus surprenants pour les jeunes liés, car tout deux apprirent beaucoup de choses sur la nature du lien qui les unissait, simplement en observant et en écoutant leurs guides. Silarae avait du mal à comprendre ce qui amusait tant le grand dragon d'émeraude en effrayant les jeunes animaux vivant dans la nature épanouie en contre-bas, néanmoins elle ne fit aucune remarque, s'étonnant elle-même d'être si calme et réservée en présence d'inconnus alors qu'elle était un véritable moulin à parole lorsqu'elle et Jarsha volaient seuls.

Au fur et à mesure que le temps passait, la flèche d'argent sentait qu'elle tenait de mieux en mieux le rythme qu'imposait Firnen, bien qu'elle ne soit pas encore suffisamment endurante pour ne pas être la première à demander une pause pour que les crampes qui lui tétanisaient les ailes se dissipent. Mais malgré le peu d'expérience qu'elle possédait et les nuits douloureuses passées à ignorer les appels de son jeune corps courbaturé, Silarae ne s'était jamais sentie heureuse, aussi libre. Elle était un oiseau sans cage ni chaînes qui volait au gré du vent, libre de continuer à avancer -ou faire demi-tour si le cœur lui en disait, guidée par son amour pour le vent et sa curiosité pour se qui se trouvait au bout du voyage. Plusieurs fois elle en avait fait part à Jarsha, et ce dernier lui avait avoué partager les mêmes sentiments. Ils aimaient tous deux le vol, et rien n'était pour eux plus savoureux qu'un voyage si beau et si long entre ciel et terre. La dragonne d'argent écoutait le vent et observait les nuages pour y repérer des formes amusantes à partager avec son dragonnier, tandis que ce dernier se laissait bercer par les battements d'aile de sa compagne en contemplant les paysages qui défilaient en contre-bas, se demandant à quoi pouvait bien ressembler Sänghgarm et si Eragon le tueur d'ombre le reconnaîtrait.

Il fallut un mois entier aux deux couples dragon-dragonnier pour parvenir à leur destination. Ils volaient depuis plusieurs heures quand enfin les murailles de la forteresse percèrent la monotonie de l'horizon, ravivant l'excitation et la curiosité dans le cœur des futures recrues. Malgré la fatigue qui cernait et faisait briller leurs yeux, Jarsha demanda à Silarae d'accélérer l'allure, et celle-ci ne se fit pas prier. Plus ils approchait et plus le nouveau siège de la confrérie des dragonniers leur paraissait imposant et splendide, bien que quelques blocs de pierre éparpillés indiquaient qu'il y avait encore des travaux à faire. Le soleil déclinant dans la voûte céleste fit soudain s'embraser la pierre, transformant la forteresse en un immense brasier chatoyant. Plissant les paupières, la dragonne d'argent ralentit, suivant l'allure de Firnen qui commençait à envisager son atterrissage.

Le dragon d'émeraude semblait aussi émue qu'elle, bien que ce ne soit probablement pas pour les mêmes raisons. Quoi qu'il puisse en être, elle n'eut pas le temps de l'interroger, car son dragonnier sembla être envahi par une soudaine panique. Très inquiète, Silarae se rendit vite compte que quelqu'un essayait de pénétrer dans l'esprit de Jarsha, mais avant qu'elle n'ait pu intervenir, l'inconnu sonda la conscience du jeune homme avant de disparaître aussitôt.

* Jarsha, qu'est-ce que c'était ? *


Étourdi, l'intéressé ne répondit pas tout de suite, et il était de toute façon trop tard pour converser : Firnen venait de se poser face à un homme aux allures elfiques et humaines à la fois, ainsi qu'une immense dragonne couleur saphir, dont le regard profond impressionna vivement la petite flèche d'argent. Soucieuse de faire bonne impression, Silarae soigna au mieux son atterrissage, repliant ses ailes endolories après avoir remuer les griffes sur la terre meuble pour raviver la circulation sanguine. Suivant l'exemple d'Arya, Jarsha descendit de selle en faisant quelques pas vacillant, encore engourdi par le long voyage. Aux paroles de bienvenue il répondit :

« Étrange en effet, mais pas déplaisant, c'est une nouvelle aventure qui commence, et je suis très honoré de vous rencontrer de nouveau Ebrithil. »

Il s'inclina sur ses dernières paroles, et Silarae suivit son exemple après avoir à son tour répondu à Eragon. Une fois les retrouvailles et présentations faites, humains et dragons se séparèrent pour la nuit, provoquant un petit pincement de cœur à Silarae qui n'avait jamais dormi loin de Jarsha, lequel lui promit par le biais de la pensée qu'il ne serait jamais très loin tant qu'elle ne lui fermait pas son esprit. Réconfortée, la dragonne le gratifia d'un petit coup de museau avant de suivr les grands dragons. A côtés d'eux, elle se sentait soudain terriblement jeune et gauche.
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Une agréable surprise [PV Eragon, Arya]
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