Forum RPG sur l'univers d'Eragon. L'histoire se déroule après la fin du quatrième tome. Venez participer à la renaissance des dragons et à la création de l'école des dragonniers !
 
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 Stenr rïsa ! [PV Eragon, Any' et Rexia]

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Eragon fils de Brom
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MessageSujet: Stenr rïsa ! [PV Eragon, Any' et Rexia]   Jeu 7 Juin - 22:50

La journée commençait à peine, le soleil était radieux et Eragon frais et dispos pour la tâche de la journée. Eragon sortit de sa chambre et parcourut les couloirs de pierre pour rejoindre le terrain d’entraînement pour continuer l’apprentissage d’un elfe plus vieux que lui du nom d’Anynduil, il était venu chercher l’œuf de Rexia pour l’emmener chez les elfes et quelle surprise quand il reparut avec un dragonneau rouge dans ses bras. Le jeune dragonnier avait décidé de s’occuper du rôdeur personnellement car il lui rappelait un peu ses débuts avec Saphira et il s’était bien occupé du dragonneau pendant le voyage assez mouvementé et même un peu trop mouvementé au goût de Saphira.

D'ailleurs il ne comprenait pas le comportement assez étrange de la dragonne depuis quelque temps. Elle disparaissait parfois sans rien lui dire alors que quand elle partait à la chasse, il était toujours au courant. Mais cette part de mystère, Eragon ne s’en inquiétait pas car il a une confiance aveugle en Saphira.

Des rais de lumières traversaient les fenêtres parsemant les couloirs nus de la forteresse. Le soleil serait clément au matin, mais l’après-midi il serait brûlant. Une journée idéale pour son plan envers Anynduil : Rimgar et escrime au matin tandis que l’après-midi il le consacrerait à la construction du château. Une tâche épuisante mais utile pour l’elfe car il n’a jamais utilisé la magie. Le dragonnier s’était souvenu de Brom lui racontant durant le voyage vers Teirm, que les aspirants dragonniers humains ne connaissaient pas la magie avant qu’ils soient jugés dignes de le faire. Et pour qu’ils s’en servent, ils devaient être poussés dans leurs derniers retranchements comme par exemple faire des travaux épuisants, inutiles et exaspérants pour qu’ils utilisent la magie expressément. C’était ainsi avec les dragonniers humains mais pourquoi ça ne marcherait pas avec les elfes ?

Eragon arriva enfin devant la porte menant à la cour d’entraînement, poussa le lourd battant massif en ébène et fut ébloui par le soleil plus vivace que les rayons qu’il laissait voir à l’intérieur. Il respira un grand coup en fermant les yeux et se relâcha. Il s’assit sur un rocher et ferma les yeux, le garçon ralentit sa respiration, ouvrit son esprit au monde extérieur et les lumières dansèrent autour de lui. Les plus impressionnantes venaient de la tour où sont entreposé les eldunari sur leur coussin en velours de couleurs appropriés à la couleur du cœur des cœurs, en effet s’il était vert, le coussin était vert. Le dragonnier avait trouvé cela esthétique même si c’était inutile. Il effleura la conscience de quelques dragons pour s’assurer qu’ils allaient bien avant de passer aux œufs. Les œufs de dragons ont une conscience assez particulières, ils sont présents mais sans être vraiment là, leurs esprits sont à peine conscient pour sentir leur futur dragonnier et parfois semblaient avoir des sautes d’humeurs, comme s’ils trouvaient leur position inconfortable, mais c’est à peine si Eragon captait ces informations, elles étaient trop brouillonnes pour qu’il puisse les interpréter avec précision.

« Tu comprendras quand tu seras enfermé dans une cage où tu pourras à peine bouger. » Voilà la réponse de Glaëdr quand Eragon lui avait fait remarquer sa découverte. Le jeune homme poursuivit son exploration mentale et vit les lumières différentes des dragonniers dans différentes parties de la forteresse tantôt imposantes et tantôt plus faible, c’est ainsi qu’il pouvait discerner les différentes races et aussi par leur pensées radicalement contraires les unes des autres mais les plus semblables étaient les humains et les nains. Il examina les quartiers des dragons et effleura chaque conscience même si Saphira veillait sur eux. Eragon se sentait responsable de chacun d’entre eux, après tout c’est lui qui a la charge de former la confrérie et s’ils voulaient agir à l’unisson, ils devraient bien connaître au niveau de la forme de l’esprit de chacun d’entre eux.

D’ailleurs la communication par télépathie était important car il renforce le lien entre dragon et dragonnier mais renforce également les liens entre les dragonniers. Ils doivent s’aimer les uns et les autres comme des frères. Si un dragonnier était en danger, il devrait pouvoir compter sur son dragon et sur ses condisciples.

Après avoir effleuré chaque dragon et dragonne, il se retira en lui et resta passif à tout ce qui se passait autour de lui, les odeurs et les sentiments de chaque être vivant l’assaillirent et les laissa faire. Quand il eut passé plus d’une heure en transe profonde avec la nature, il revint à lui, en paix, se demandant si Oromis ressentait cela après ses méditations matinales. Il chercha l’esprit de Glaëdr et le trouva dans son lieu habituel, la salle des eldunari et lui posa la question.

« Ebrithil, Oromis ressentait-il ce que je ressens après chaque méditation ? » Fit le dragonnier d’une voix calme et Glaëdr poussa un profond soupir avant de lui répondre d’une voix triste :

« Oui mon garçon, il se sentait dans une paix si profonde que toutes émotions négatives n’avaient aucune prise sur lui. C’est bien que tu essayes de suivre cette voie car peu y parviennent. » Le garçon ressentit sa tristesse et s’excusa. Il prit congé du dragon d’or et ouvrit ses paupières. Le soleil avait monté haut dans le ciel et il commençait à y avoir de l’activité. Les maîtres tout récemment nommés attendaient leurs élèves pour l’apprentissage quotidien et devant lui se trouvait Anynduil en tunique et bottes. Son épée pendait à son côté gauche et ses cheveux blonds flottaient avec le léger vent. Eragon se leva et le salua en ancien langage et il continua d’ailleurs à lui parler en ancien langage.

« Salut à toi Anynduil, on va commencer par le rimgar avant de s’attaquer à l’escrime si tu le veux bien. Suis-moi. » Et il se dirigea vers un carré d’herbe nue pour s’échauffer.

[HRP : Dites moi ce que vous en pensez^^]


Dernière édition par Eragon fils de Brom le Jeu 14 Juin - 14:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Stenr rïsa ! [PV Eragon, Any' et Rexia]   Jeu 14 Juin - 9:33

Le Soleil levant inondait sa chambre de sa lumière. Des particules de poussière dansaient devant les rayons, et semblaient être des particules d’or, suivant une chorégraphie précise. Il était encore tôt, et la fraîche atmosphère le fit frissonner lorsqu’il sortit de son lit. Anynduil avait passé la nuit avec la fenêtre ouverte, car il aimait entendre tous les petits bruits de la vie nocturne. Il s’y était habitué à force de dormir dehors, et cela lui manquait lorsqu’il ne les entendait pas. Et dans un château, fait de pierre et de bois, c’était difficile.

L’Elfe s’habilla légèrement : lorsque le Soleil était complètement levé, la température était douce, voire élevée. Et par ici, les degrés grimpaient rapidement. Il alla s’accouder au rebord de la fenêtre, et inspira longuement. Une douce odeur de pain en train de cuire chatouillait ses narines, issue des cuisines. Du pain aux herbes, aujourd’hui. Son estomac émit une protestation, râlant de ne pas avoir été rempli depuis la veille. C’était effrayant, la vitesse à laquelle il s’était habitué à manger à heures régulières, et à ne pas sauter de repas. Lorsqu’il quitterait la Forteresse et reprendrait sa vie de Rôdeur – s’il pouvait la reprendre, lui souffla une petite voix dans sa tête – il aurait à retravailler son endurance l’estomac vide. Anynduil soupira, puis quitta sa chambre avant de partir vers les cuisines.

Sur l’immense table en bois trônaient des dizaines de miches de pain. L’Elfe s’en coupa plusieurs tranches, encore brûlantes, qu’il recouvrit de beurre et de confiture aux myrtilles. Du jus de citron coupé d’eau compléta son petit-déjeuner. Il était encore tôt, mais il ne voulait pas être en retard pour sa leçon avec Eragon. Aussi nettoya-t-il rapidement l’endroit où il se trouvait avant de partir chercher une arme à l’armurerie.

Cela lui faisait bizarre, qu’Eragon en personne tienne à le former. Tous les cours qu’il avait suivi jusqu’ici, même ceux où Eragon officiait en tant que Professeur, s’étaient déroulés avec les autres Apprentis de sa « promotion ». Et le premier Dragonnier l’avait convoqué pour des cours particuliers. N’ayant d’autre choix que d’accepter – et, de toute façon, l’idée de refuser ne lui était pas venue à l’esprit – il avait signifié son accord.

A l’armurerie, il prit une épée de taille normale, bien plus longue que ses Jumelles, à la lame émoussée et au bout arrondie, comme il convenait pour une lame d’entraînement. Il prit également un baudrier de cuir, et glissa l’épée contre sa hanche gauche, avant de prendre le chemin du terrain d’entraînement, où l’attendait son mentor. En chemin, ses pensées volèrent vers sa Dragonne, Rexia. Comme à son habitude, celle-ci était partie aux aurores se dérouiller les ailes. Anynduil regrettait de ne pouvoir l’accompagner. Il avait goûté récemment au plaisir de voler, et se serait fait pousser des ailes s’il en avait eu le pouvoir. Aussi, il ne cessait de harceler sa belle pour qu’elle le reprenne sur son dis, comme un enfant Humain désirant de nouvelles sucreries et ne lâchant pas ses parents avant d’en avoir eu une… Ou de s’être pris une gifle… Malheureusement, leur emploi du temps respectif ne leur permettait pas trop de voler ensemble, rien que tous les deux. Lorsqu’ils volaient, c’était dans le cadre de leçons sur les techniques aériennes… Pas le mieux pour partager un moment avec son âme-liée, mais c’était mieux que rien.

Leur lien s’était encore renforcé, et il arrivait désormais à sentir plus ou moins l’endroit où elle se trouvait, à condition qu’elle ne s’éloigne pas trop. Ils ne pouvaient pas encore communiquer sans être dans le champ visuel l’un de l’autre, mais c’était déjà un progrès. Le Rôdeur lui envoya une caresse mentale, espérant qu’elle la reçoive. Diantre, cela ne faisait que quelques heures à peine qu’ils s’étaient séparés, et elle lui manquait déjà.

Le château commençait à se réveiller lui aussi. Les bruits des occupants remplissaient désormais les couloirs. Les rires, les salutations, le grincement des portes qui s’ouvraient ou se fermaient, et celui des planches de bois au passage de pieds, les cris des Dragons et des Dragonnes nouveau-nés, le bruit de verre brisé caractéristique d’un broc d’eau entrant malencontreusement en contact avec les pierres du sol… Sänghgarm, leur nouvelle demeure.

Anynduil grinça des dents en voyant qu’Eragon était déjà là. Par rapport à l’heure du rendez-vous, il était en avance, mais dans son esprit militaire, arriver après une autorité supérieure équivalait à un retard. Et cela le mit mal-à-l’aise. Il donnait une mauvaise image des Elfes et de leur Armée. Aussi s’excusa-t-il après avoir salué Eragon, en Ancien Langage, comme lui. Etrange qu’il lui parle d’ailleurs en utilisant cette langue. L’Elfe maîtrisait pourtant parfaitement la Langue Commune, qui était la langue maternelle d’Eragon. Et jusqu’à présent, ils n’avaient parlé que par ce dialecte-là.



« Bonjour à vous, Maître Eragon. Veuillez me pardonner mon retard, cela ne se reproduire plus. »


Dussé-je me priver de petit-déjeuner, rajouta-t-il en son for intérieur.
Le Rôdeur acquiesça au programme prévu. Il risquait par contre d’être un peu rouillé au Rimgar. Durant son apprentissage avec Silmawyn, et ses quelques mois de service véritable dans la Légion du Vent, il le pratiquait tous les matins. Mais une fois chez les Rôdeurs, il avait cessé. Durant leurs missions, c’était tout simplement impossible de caser du Rimgar. Et le reste du temps… Eh bien, leur programme était tellement chargé que cette pratique devenait vite impraticable.

Anyndul suivit donc Eragon sur l’herbe, et attendit que celui-ci débute l’entraînement.

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Rexia
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MessageSujet: Re: Stenr rïsa ! [PV Eragon, Any' et Rexia]   Ven 15 Juin - 18:58

[Pour ma part, très cher maître-dragonnier, j'aime beaucoup ton sujet ^^]

    Rexia crut sentir quelque-chose lui frôler les écailles, sur la partie droite de son encolure, quelque-chose de doux et d'agréable, qui la fit frissonner de contentement... ne comptant plus que sur ses sens pour l'empêcher de rentrer dans quelque-chose de non-identifié, un arbre particulièrement haut ou peut-être un vol d’étourneaux, tendis qu'elle volait à grande vitesse dans la ciel en retournant au château des dragonniers où elle vivait auprès de ses semblables, elle se tourna vers cette partie de son corps. Cependant, elle n'y vit rien, rien qui lui indiqua que quelque-chose venait de le toucher, que ce soit une chose agréable ou pas. Elle fronça les sourcils, un peu étonnée... elle était encore jeune et elle avait de l'imagination, mais pas au point de s'imaginer un contact, quand-même ? Sur le moment, elle ne se douta pas que c'était peut-être bien son dragonnier, qui venait de lui envoyer une douce caresse psychique à travers le lien qui les liait toujours, qu'ils soient ou non l'un près de l'autre. Les deux individus étaient encore trop éloignés l'un de l'autre pour qu'elle arrive à vraiment bien le sentir et à reconnaître son esprit, pour qu'elle arrive à deviner où il était et ce qu'il faisait. Anynduil, lui, la sentait plus facilement que elle le ressentait, car il était plus vieux qu'elle, et possédait un esprit plus puissant. Finalement, elle se dit que, bel et bien, elle avait peut-être imaginée ce qu'elle venait de ressentir, ou alors qu'un petit oiseau qu'elle n'avait même pas remarquée venait de la frôler de ses douces plumes. Elle ne le savait pas, et au fond, ce n'était pas si grave... se concentrant à nouveau sur le trajet, elle se rendit compte que dans ce moment d’inattention, elle avait un peu déclinée de sa destination vers le nord. Elle pencha donc les ailes et reprit la bonne direction, car elle ne devait plus perdre de temps, maintenant. Dans son museau, elle avait encore la chaire et les os du cerf qu'elle était partie chasser, en ce levant ce matin, croquant et broyant sans faire attention au sang qui dégoulinait de ses crocs...

    Comme de nombreux jeunes dragons, depuis qu'elle était maintenant capable de voler seule et qu'elle avait obtenue l'autorisation de déployer ses ailes en-dehors de l'enceinte de Sänghgarn, du moment qu'elle ne partait pas plus loin que la forêt qui l'entourait, où elle quitterait la protection des adultes et se retrouveraient à la merci de braconniers qui se croyaient assez importants pour s'octroyer le droit d’abattre des dragons, elle en profitait régulièrement pour partir elle-même chasser son petit déjeuné... la viande cuite des cuisiniers bipèdes était bonne, mais rien n'était meilleur que la viande crue d'une proie encore fraîche, au sang chaud, qu'on avait soit-même tué, façon de pensé que l'on découvrait chez de nombreux prédateur, et quel prédateur était plus meurtrier qu'un dragon ? L'ennui, c'est que depuis qu'elle en avait le droit, elle avait perdue la notion du temps et arrivée souvent en retard, les matins de ses cours... les professeurs en avaient l'habitude, la plupart des jeunes dragons étaient ainsi, les premiers jours de leurs premiers vols en solitaires, cependant elle n'échappait cependant pas à de nombreuses remontrances et à quelques punitions. C'était ainsi que les dragons adultes apprenaient la ponctualité à leurs élèves. D'habitude, ça ne l'inquiétait pas vraiment, elle était prête à accepter la sanction si cela pouvait lui permettre de profiter d'un vol dans la nature mais ce matin, c'était particulier, et la jeune femelle s'en voulait d'être en retard...

    Ce matin, Anynduil avait droit à un cour particulier avec Eragon, le seigneur-dragonnier en personne, et en apprenant cela, Sôr, son professeur de vol aux écailles noires, lui avait dit que pour les deux premières heures de la journée, elle irait assister à ce cour... il était rare que le premier dragonnier de cette génération offre des cours particuliers à un élève en particulier, et le dragon de cet élève devait voir cela de ses propres yeux, leur lien pouvait en être amélioré. Rexia s'en voulait d'être en retard à ce cour... être en retard envers Eragon, c'était comme être en retard avec la grande Saphira en personne... c'était presque impardonnable. Alors, lorsqu'elle s'était aperçu de l'heure qu'il était en relevant les yeux vers le ciel, elle avait enfournée les restes de sa proie, mâchant sans se soucier des os, et avait décollée à grande vitesse, faisant de son mieux pour bien mâcher sans avaler sa grosse bouchée tout rond, au risque de s'étouffer. Elle finissait à peine d'avaler les derniers morceaux de cartilages qu'elle avait entre les dents lorsqu'elle passa par-dessus les murs de la cité des chevaucheurs de dragon et de leurs puissantes montures.

    En dessous d'elle défilait la cour du château, où on pouvait déjà observée les maîtres bipèdes, qu'ils soient humains, elfes, nains et même urgals, parler de la leçon du jour à leurs élèves, les organiser en groupe, et les observer s'escrimer à l'arme qu'il allaient leur apprendre à manier, aujourd'hui... les escrimeurs dansaient au son du bruit de leurs épées, des massues, des marteaux et autres armes lourdes fracassaient des morceaux de bois placés en ce lieu spécialement pour ça, l'air sifflait au son des flèches que les archers relâchaient. Quelques-uns s'entraînait à rendre leur corps plus souple en cette danse qu'ils appelaient le Rimgar, et d'autres, les élèves les plus jeunes, étaient assis en cercles autour de leurs aïeux, écoutant des leçons et des histoires. Même chez les dragons, c'était ainsi... les plus petits, ceux qui venaient de sortir de l'oeuf une semaine plus tôt ou moins, étaient couchés dans des carrés d'herbes et écoutaient les contes des plus vieux dragons qui leur racontaient les histoires du passé, leur apprenant ainsi comment agissait les membres de leurs espèces. Ou alors ils jouaient ensembles à des jeux éducatifs, qui devaient leur permettre de déjà apprendre à se battre, à chasser, et même à battre des ailes. Ceux qui étaient un peu plus âgés, les adolescents, s'entraînaient à la lute, sous le regard attentif des dragons adultes qui veillaient à éviter tout débordement et blessures graves, et ceux qui en avait la possibilité se parfaisaient au vol... normalement, la jeune femelle rouge aurait due être dans ce dernier groupe, à battre des ailes et à faire des loopings, si ce matin, ses cours n'avaient pas dus juste être d'observer son dragonnier et Eragon. Alors elle passa près de ses amis sans s'arrêter, répondant d'un grognement amical à ceux qui la saluaient.

    Rexia finit enfin par arriver au dessus de l'endroit où le seigneur-dragonnier s'occuper de donner ses cours particulier, et fit trois cercles au dessus de l'air, afin de s'assurer qu'elle aurait de la place afin de se poser... mais à Sänghgarn, tout avait était construit en grand, afin de permettre aux dragons de pouvoir de mouvoir librement. Alors la dragonne repéra rapidement une piste près de leur carré d'herbe où les deux bipèdes, l'elfe et l'hybride, s'apprêtaient à s'entraîner à la danse du serpent et de la grue, suffisamment éloignée d'eux pour qu'elle ne leur donne pas un coup de queue accidentel, puis elle entama sa descente... cet atterrissage ne fut pas son meilleur, mais ne fut pas le pire de tous, non-plus. Si déjà, Rexia volait avec grâce et vitesse, il lui fallait faire des progrès dans l'art de se poser, mais au moins, ce coup-ci, elle ne cassa ni ne renversa rien. Elle voulut commencer par mettre les deux membres arrière sur le sol de terre encore froide de la nuit qui venait de passer, mais elle glissa, et finalement termina sa course sur les fesses, les deux ailes pendant de chaque cotés de son corps... un atterrissage bien plus violant que ce qu'elle aurait voulue. Poussa un grognement à la fois gêné et exaspéré, elle fit un petit bon et retomba droit sur ses quatre pattes, repliant les ailes contre ses flans... puis, oubliant vite l'incident, elle s'approcha des deux bipèdes.

    Rexia libéra son esprit, qui coula tel une rivière invisible vers les deux dragonnier, et son esprit se scinda en deux, différent pour chacun de ses êtres... envers son lié, elle n'hésita pas à pénétrer en lui, déversant ses émotions, mélangeant leurs sentiment, lui faisait ressentir sa joie de le revoir, tout l'amour qu'elle lui portait, à travers une étreinte psychique. Et pour Eragon, elle se priva bien de ce genre de démonstration, cela était réservé à sa dragonne, Saphira. Pour lui, ses sentiments, ce n'étaient qu'un profond respect envers ce qu'il était, ce qu'il représentait, qui il était, et elle n'alla pas l'envahir comme elle le faisait avec Anynduil... elle alla seulement suffisamment loin pour que lui aussi, il puisse entendre ses pensée...


    *" Bonjour, Ebrithil Eragon. Bonjour, Any'... "* leur dit-elle de son esprit cristallin, où l'on ressentait encore son jeune âge, tout en ayant l'écho de la sauvage dragonne qu'elle était... vivre à Sänghgarn et se faire chouchouter par son dragonnier l'avait rendu docile, mais on sentait que c'était une créature qui, au même titre que Saphira, que tous les dragons, était aussi fière qu'une lionne et don la colère pouvait être terrible *" Excusez-moi pour mon retard. "*

    Et, ne cherchant pas à se chercher d'excuse, ou quoi que ce soit, elle se tut et attendit, restant debout et immobile, se demandant si elle n'allait vraiment faire qu'observer, ou si le seigneur-dragonnier allait la faire participer à l'entrainement de son âme-jumelle d'une manière ou d'une autre...
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Eragon fils de Brom
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MessageSujet: Re: Stenr rïsa ! [PV Eragon, Any' et Rexia]   Ven 15 Juin - 21:46

En amenant le novice à l’aire d’entraînement vide de monde, Eragon en profita pour sonder discrètement le dragonnier elfe. Il ressentit son énervement pour son retard à cause de son déjeuner, et il sentit aussi le fait qu’il n’ait plus fait de Rimgar depuis son entrée chez les Rôdeurs. Ces pensées allaient bloquer les muscles d’Anynduil et il ne fallait pas qu’il se laisse submerger par ces émotions.

A l’abri de la muraille, le carré d’herbe nue était un coin de paradis pour les dragonniers pratiquant des échauffements car le soleil ne venait pas brûler la peau des maîtres et novices. De plus l’herbe amortissait les mains et pieds des athlètes. Les brins étaient gras et bien verts grâce à un enchantement qui la nourrissait de l'énergie dont ils avaient besoin pour se développer, leur permettant de vivre avec prospérité. L’ombre était déjà présente et rafraichissait les deux dragonniers quand Eragon fit face à son élève.

« Ne sois pas inquiet pour ton retard, je comprends qu’il faille prendre un en-cas avant de s’entraîner pour avoir des forces. » Eragon s’arrêta dans son discours et réfléchit à ce qu’il allait dire pour l’encourager. « Apparemment tu as eu ton premier vol avec ta dragonne, raconte-moi comment ça s’est passé. »

Le Tueur de Roi suivit le récit avec attention, souriant aux détails fournis par l’elfe. Cela lui rappelait son premier « vrai » vol avec Saphira, "car celui de la Crête ne comptait pas vraiment", et se souvenait du vent lui ébouriffant la tête pour la première fois, des virages de la dragonne, de la vitesse grisante... Ces premières sensations lui manquaient car même s’il volait souvent en compagnie de sa compagne, il était habitué.

« Tu n’as plus pratiqué le Rimgar depuis longtemps… Il faudrait te remettre à niveau car les combats de dragonniers sont différents des techniques de rôdeurs. Ton corps devra être agile, fort et endurant pour pouvoir survivre aux combats. Fini la discrétion car ta dragonne ne le permettra pas. Et surtout ne te crispe pas car sinon tu ne pourras pas enchaîner les postures. » Eragon demanda à l’elfe de dénuder son torse pour qu’il puisse étudier son corps, et comme il s’y attendait, il n’avait aucun défaut, ses membres étaient bien proportionnés, ses muscles saillaient sous la peau, et celle-ci était sans imperfections.

« Je vois que tu as fait peu d’erreurs au cours de ta vie de guerrier de l’ombre. Mais je me doute que je ne verrai pas ces défauts sur ta peau… Raconte-moi tes expériences et ensuite on commencera : il est encore tôt ! » Il écouta attentivement ses expériences peu communes car il n’avait jamais parlé avec des espions, et emmagasina ses expériences et styles de combats différents des dragonniers avec avidité. Le Savoir est une arme !

« Bien, maintenant écarte tes jambes et détends toi, respire profondément jusqu'au moment où tes muscles se dénoueront... Bien, maintenant fais ce que je vais faire. »

Eragon se mit les pieds joints, colla ses bras au corps, les leva au-dessus de lui et se pencha jusqu’à toucher le sol avec ses mains. Durant ce moment, il se plongea dans ses souvenirs de la première fois qu’il avait pratiqué la danse du serpent et de la grue. Cela faisait longtemps, mais il avait l’impression que c’était hier qu’Oromis se tenait devant lui pour lui dire ce qu’il fallait faire. Cela lui faisait bizarre d’enseigner à son tour le savoir de son mentor. Plongé dans ses souvenirs, il enchaîna toutes les postures différentes progressivement en prodiguant des conseils à son élève.

L’exercice grandissait en difficulté, quand un bruit assourdissant se fit entendre non loin d’eux. Le jeune homme releva la tête pour voir Rexia assise sur les fesses : son atterrissage avait échoué. Eragon ne put s’empêcher de sourire à cette vue. Se relevant, il s’épousseta et attendit que la dragonne vienne à eux d’une démarche pataude. Ses écailles étaient d’un rouge brillant et son corps avait la grâce d’une femelle, néanmoins elle était encore jeune car elle ne dépassait pas la hauteur d'un cheval. Un détail le prévint de sa provenance : elle avait du sang sur le museau, le jeune homme en déduisit donc qu’elle était allée à la chasse. Il ouvrit son esprit pour qu’ils puissent communiquer. Elle le salua et s’excusa de son retard. Eragon grogna à la manière de Brom et reprit le langage commun pour que la jeune dragonne puisse comprendre.

« Ça suffit pour l’échauffement, maintenant que tu es arrivée, nous allons poursuivre au duel à l’épée. Rexia, tu devras observer attentivement même si cela t’ennuie de rester inactive, car ce savoir tu devras le transmettre plus tard aussi quand tu seras une Ancienne. Donne-moi ton épée Anynduil, je vais la protéger pour l’entraînement. » Le maître prit l’épée et l’enchanta.

« Gëuloth du knífr ! » Il frappa l’épée sur sa main et satisfait du résultat, il la rendit à son propriétaire. Il recommença le procédé sur Brisingr et la fit tournoyer au-dessus de sa tête avant d’attaquer l’elfe en usant de toute sa force.
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