Forum RPG sur l'univers d'Eragon. L'histoire se déroule après la fin du quatrième tome. Venez participer à la renaissance des dragons et à la création de l'école des dragonniers !
 
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 "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]

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Rexia
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MessageSujet: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Mer 30 Mai - 10:08

    Le soleil qui flottait dans le ciel, tout comme une cloche qui était assourdissante aux oreilles des dragons et des elfes, retentissante, cachait quelque-part à l'intérieur des remparts de Sängarm, annonçaient la fin de l'heure du repas et la reprise des entraînements pour les novices dragonniers du château. L'après-midi débutait, et la chaleur se faisait plus persistante que jamais en cette journée d'été, au grand damne de certains bipèdes qui en devenaient facilement irritables, et au plus grand plaisir de leurs alliés ailés qui eux, aimaient la chaleur au point que lorsqu'ils avaient du temps de libre, la plupart faisaient la sieste sur les rochers, à se laisser caresser par les doux rayons qui venaient leur chauffer les écailles. Pour cette après-midi, durant deux petites heures, Rexia, une encore très jeune dragonne aux écailles rouges, qui n'était sortie de l'oeuf qu'à peine quelque lunes plus tôt, mais qui, comme tous les dragons, avait eue une croissance accélérée, avait quartier libre... cependant, ce n'était pas pour qu'elle ne fasse rien, que ses professeurs dragons, la grande Saphira et quelques-uns des plus anciens de la nouvelle génération, l'avaient libérés de l'entraînement, et elle n'était pas en train de faire la sieste. En fait, elle n'en avait même pas envie, au contraire, elle frétillait d'impatience de pouvoir à nouveau déployer ses ailes...

    Assise devant une tante jaune... une couleur plutôt aveuglante, sous ce soleil de plomb, mais elle n'en fit pas la remarque à ceux qui l'avaient montés... elle attendait, et observait un duo d'elfes qui s'affairaient sur un objet qui lui était destiné. L'un d'entre-eux avait tanné, et maintenant il était en train de coudre des morceaux de cuir de boeuf solides ensembles, et l'autre était en train de faire refroidir des boucles et des petites barres en métal qu'il venait de forger dans de l'eau. Le tanneur et le forgeron s'étaient alliés pour relever un défit à la hauteur des plus grands elfes : fabriquer la meilleure des selles pour chaque dragon qui se montrait digne d'en porter une. Il fallait qu'elle soit légère, pour ne pas gêner le vol, parfaitement adapté au dos de la créature, confortable pour le dragonnier ou la dragonnière, tout en étant sécuritaire. C'était un long travail qui demandait de la pratique... le premier jour, les deux créatures à deux-pattes aux oreilles pointus avaient pris des mesures chez Rexia et chez Anynduil, puis ils avaient passés les deux jours suivants à dessiner, tanner, forger, créer, donner forme à la future selle. Pour ce dernier jour, ils ne faisaient que l'assembler et affiner les détails, quelques motifs décoratifs, et d'autres choses plus ou moins importantes. Ils avaient travaillés vite, car ils dormaient à peine... comme tous ceux de leur espèce, ces elfes étaient passionnés par ce qu'ils faisaient, et donc ils le faisaient bien. Peu d'entre-eux pouvaient se venter de faire des selles d'aussi bonne qualité, car contrairement aux arbres, il ne suffisait pas de chanter pour que le cuir et le métal prenne la forme que vous vouliez, et se servir de la magie rendrait le travail bâclé... il fallait du temps, et de la précision, et de la patience, choses que les deux elfes possédaient... pas la dragonne.

    Même si seulement quatre jours pour fabriquer une selle parfaite pour un dragon était un exploit, elle trouvait que les choses n'allaient pas assez vite à son goût... elle était encore bien jeune pour savoir ce qu'était la vertu de la patience. Mais il était un peu normal qu'elle soit pressée... depuis le jour où elle avait commencée à apprendre à voler, et qu'elle s'était élevée pour la première fois, ressentant la joie d'échapper au pouvoir de la terre, à l'apesanteur, elle avait voulue faire partager cette sensation avec son dragonnier. Le vol était quelque-chose de merveilleux... mais ça restait une activité solitaire. Partager l'expérience avec son petit-elfe, lui montrer ce qu'elle savait faire, pouvoir bavarder avec son esprit tout en ayant le plaisir de voler... c'était, parmi toute les choses qu'elle avait pue désirer, la plus importante à ses yeux depuis qu'elle avait brisée sa coquille. La dragonnette couverte de boue qu'elle était à l'époque avait bien changée, d'ailleurs. Avant, elle n'était pas plus grosse qu'un chat... aujourd'hui, elle atteignait la taille d'un cheval au niveau de ses épaules, et les dépassait de la longueur de son cou. Ses ailes, qu'elle arrivait à peine à replier, ce jour-là, était fièrement plaquées contre ses côtes... lorsqu'elle les déployait, elles montraient une envergure impressionnante, même pour un dragon de son âge. Ses airs mignons avaient disparus pour laisser place aux traits des prédateurs, et la crinière d'épines qui parcouraient sa nuque était plus qu'impressionnante... contrairement à certains dragons qui avaient des épines un peu partout sur le corps, elle, elle les avait concentrée à cette endroit en particulier. Cependant, on pouvait encore voir des traces de son âge juvénile dans ses grands yeux humides. Certains dragons adolescents disaient encore qu'elle avait du "jaune d'oeuf derrière les cornes", expression visant à rabaisser un dragon plus jeune, comme quand on traitait un humain de "gamin"... cependant, elle réussissait toujours à suffisamment faire ses preuves pour qu'ils s'en excusent par la suite.

    Enfin, les deux elfes finirent par sortir de la tente, tenant à deux le grand siège fait de cuir et de métal entre leurs mains. Rexia le renifla avec joie... depuis le temps qu'elle attendait d'avoir une selle bien à elle. Ceux qui l'avaient créés la mirent sur son dos, et s'employèrent à l'attacher sous son ventre. La dragonne eut du mal à ne pas gigoter en rigolant... les écailles de son ventre étaient encore fines, l'endroit était chatouilleux. Puis, lorsque ce fut mis en place, les elfes insistèrent pour lui poser quelques questions avant de la laisser partir, sur le confort de la chose... elle, elle était tellement pressée d'aller la tester qu'elle répondait parfois à côté, ou qu'elle ne disait pas tout-à-fait la vérité. Mais ils avaient forgés toutes les selles des jeunes dragons pressés, ils savaient faire la différence entre la vérité et le mensonge. Alors ils passèrent un quart d'heure supplémentaire à régler les sangles, ajuster les plis, ajouter ou retirer du poids, guidés par les paroles... qu'elles soient vraies ou fausses... de la dragonne. Puis, enfin, après un temps qui lui parut une éternité, ils la libérèrent, lui disant qu'elle pouvait aller la tester, et lui souhaitant bonne chance pour son premier vol avec son dragonnier.

    C'était la raison pour laquelle Rexia était libre de ses activités, pour la moitié de l'après-midi : parce qu'elle devait faire son premier vol avec Anynduil, une chose si importante pour le lien d'un dragonnier et de son dragon qu'il se faisait toujours seul, sans professeur pour les guider ou les conseiller. C'était parfois dangereux, car la monture devait apprendre à compter le poids supplémentaire de son cavalier, mais le premier vol rapprochait ces deux esprits, il était important pour que les deux âmes-jumelles soient parfaitement synchrone pour le reste de leur vie. Cependant, maintenant qu'elle était sellée, Rexia devait le retrouver, son dragonnier. Elle marchait sur le chemin de terre chaude qui menait au terrain d'entrainement, lorsqu'elle croisa un groupe de jeunes recrues. Ils ne faisaient rien de particulier... ils bavardaient, c'est tout. Elle les interrompit d'un grognement... rien de menaçant, c'était seulement pour attirer l'attention... et libéra son esprit afin de pouvoir communiquer avec eux, leur demandant, de la voie hésitante de ceux qui apprennent encore à parler comme il faut :


    *" Vous savez où est Anynduil ? "*
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Anynduil fils de Nenduil
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Jeu 31 Mai - 16:34

[HRP : Désolé du retard ^^" J'espère que cela te conviendra Smile ]


Chaque nouvelle journée passée dans les murs de la Forteresse de Sänghgarm apportait son lot de nouveautés. Anynduil ignorait qu’il y avait tant à apprendre au sujet des Dragons, et de la Voie des Dragonniers. Certes, il se doutait bien que cela demandait beaucoup de connaissances, mais à ce point… Heureusement qu’il y avait Rexia. Cette Dragonne était un véritable amour.

Sans elle, il serait sans doute déjà reparti errer dans tous les bois, les campagnes, les montagnes que comptaient cet immense continent. Comme tous les Rôdeurs, Anynduil était attiré par les grands espaces, et n’aimait pas rester longtemps dans un endroit par obligation. Aussi, à chaque fois que son cœur désirait sortir de ces murs pour, disons les choses clairement, faire l’école buissonnière, la présence de Rexia à ses côtés suffisait à le calmer et à le rendre plus attentif à son devoir d’apprentissage. Il voulait être un Dragonnier dont elle serait fière.

Et c’est pourquoi il s’efforçait de tout apprendre, de tout savoir, sur ce que leur apprenaient leurs professeurs, jusqu’à l’indigestion mentale. Tout comme ses trois autres camarades de « promotion », ceux dont les Dragons avaient éclos à peu près au même moment que Rexia. Il s’agissait d’un Humain et de deux Humaines, sympathiques du reste, mais qu’il devait quelque peu intimider par son origine Elfique car ceux-ci ne se mêlaient pas trop à lui. Lui-même voyait aussi ces jeunes Humains comme des enfants. Leur âge d’une vingtaine d’années n’était que peu de chose face à ses trois siècles et demi d’existence. Dans son peuple, ces trois-là ne seraient encore que des enfants. Cette différence d’âge creusait encore un peu plus le fossé qui les séparait.

Une chose qu’il ne comprenait pas, par contre, c’était qu’un de ses professeurs lui avait dit qu’il aurait quartier libre cet après-midi. C’était étrange. D’ordinaire, seul le dernier jour de la semaine était libre, et encore. Les Apprentis-Dragonniers avaient des tâches par rapport à l’entretien et à la construction du fort. Aussi, que l’on autorise un élève à jouir d’une demi-journée de liberté était exceptionnel. Mais le Rôdeur n’allait pas sans plaindre. Cela lui permettrait de s’exercer à l’arc, qu’il avait quelque peu délaissé, à cause de ses journées remplies. Et cela lui manquait. Il avait cherché sa Dragonne, mais ne l’avait trouvé nulle part, et il maîtrisait encore trop mal leur lien télépathique pour savoir où elle se trouvait et la contacter lorsqu’elle était hors de sa vue.

C’est ainsi qu’il se retrouva tout seul dans le parc d’entraînement aux armes, situé juste derrière l’armurerie du château. Il avait récupéré son arc dans sa chambre, et avait pris des flèches en fer de mauvaise qualité destinée à l’entraînement. Les cibles étaient disposées à des distances différentes, et étaient de forme variées. L’Elfe fut satisfait de voir que tous tirs avaient atteint leur cible, sauf deux, à cause de rafales survenues brusquement. Bien sûr, en situation réelle, il fallait calculer avec le déplacement de ceux que l’on visait, mais l’avantage de ce terrain était son exposition au vent, qui obligeait à constamment prévoir la force du vent, et à modifier la trajectoire pour parer à la déviation imposée par le souffle de l’air.



« An… Maî… Messire Elfe ? Votre Dragonne vous… Vous attend au terrain d’entraînement. »


Anynduil se retourna vers l’origine de cette petite voix aigüe tout en détendant la corde son arc où une flèche était engagée. Celle qui l’avait interrompu dans son entraînement était une des plus jeunes Apprenties de la Forteresse. Son Dragon avait encore la taille d’un chat – tel que Rexia bien des semaines plus tôt – et elle-même n’était qu’une jeune fille d’à peine dix-sept printemps, s’il se souvenait bien.


« Merci à toi… Jeune et belle Damoiselle. »


Par contre, il ne se rappelait plus du tout de son nom, s’il l’avait déjà su un jour. Mais ses paroles firent rougir la jeune fille, timide, qui tourna les talons presque en courant, son Dragon sur les épaules. Soupirant d’un air amusé, Anynduil alla reposer les flèches et, son arc toujours à la main, partit en courant vers le lieu désigné.


« Rexia ! »


Comme à chaque fois qu’il la voyait, même après une absence de quelques minutes, son cœur faisait un bond dans sa poitrine. Qu’elle était belle. Au Soleil, on aurait dit un rubis vivant. L’Elfe posa son front contre celui – ou du moins, ce qui devait être le front – de Rexia, et enlaça son cou de ses bras. Il resta ainsi quelques instants, puis se retira, non sans avoir embrassé le museau de sa Dragonne. C’est alors qu’il remarqua quelque chose sur le dos de celle-ci, qui ressemblait étrangement à une selle de cheval. Non, c’était une selle, mais version Draconnique. Tout comme lors de leur premier rencontre, cette vision dut forcer les barrages de son esprit pour atteindre sa conscience.


« Rexia, tu sais que je te fais plus confiance à toi qu’à n’importe qui d’autre. Je sais que tu es très douée en vol, mais… Cette selle. Elle n’est pas faite pour que je monte dessus, si ? »


Anynduil adressa à la belle Dragonne un sourire hésitant, tout en se grattant l’arrière de la tête.
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Rexia
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Ven 1 Juin - 10:07

[Je ne vois pas du tout pourquoi tu dis que tu es en retard, tu as répondu bien assez rapidement à mon goût ^^]

    Parmi les trois jeunes recrues qu'elle avait interrompue, il y en avait une, en particulier, une humaine qui devait avoir l'âge qu'avait Rexia... pas en nombre d'années, bien-sûr, mais psychiquement, l'âge de la dragonne chez ceux de son espèce étant l'âge des adolescent... qui portait encore son petit dragon tout vert autour des épaules. Le dragonneau ne devait pas avoir plus de deux ou trois jours, voilà la preuve que cette humaine n'avait pas été recrutée dans les rangs des dragonniers depuis très longtemps. La petite boule-d'écailles se pencha sur les épaules de sa liée, autant qu'il lui était possible sans tomber pour autant, et voulut la flairer... elle accepta de se présenter ainsi à lui et avança la tête de façon à se qu'il puisse sentir son odeur du bout de son museau. Elle se souvenait que, à son âge, période qui n'était pas si lointaine que ça, elle éprouvait aussi une grande curiosité pour ses semblables plus grand. Le premier dragon adulte qu'elle avait croisé dans sa vie, alors qu'elle ne savait même pas encore replier ses ailes, c'était Saphira, et à l'époque, elle avait crue qu'elle venait de rencontrer sa mère... l'esprit simple de la dragonnette qu'elle était alors à l'époque avait eu peur, car elle s'était demandée si elle n'était pas venue la réclamer, la reprendre à son âme-jumelle qu'elle avait mie tant d'années à trouver. A cet âge, on se faisait facilement des films...

    Rexia se demanda si le dragonneau pensait d'elle ce qu'elle avait pensée à l'époque de Saphira... cette idée lui laissa sortir un ronronnement amusé. Sa compagne-d'âme laissa un petit moment les deux écailleux se sentir, ayant l'air quelque-peu impressionnée à côté d'elle, puis, lorsque leurs museaux se séparèrent, elle lui proposa d'aller chercher Anynduil, ce à quoi la grande bête rouge répondit d'un signe du museau, lui communiquant sa gratitude par la pensée. Tendis qu'elle s'éloignait, elle se dit que la jeune fille avait l'air d'être timide... mais elle l'avait été, elle-aussi, ses premiers jours passés à Sänghgarm. Sans doute que, petit à petit, les choses iraient mieux, et elle ne doutait pas qu'elle serait un jour une grande dragonnière. Ses deux camarades restèrent à côté d'elle, attendant le retour de leur amie, discutant de manière un peu plus timide... tout comme elle, ils semblaient encore manquer d'assurance lorsqu'ils étaient à côté d'un dragon plus gros qu'un chien. Quand-même assez fière de pouvoir se montrer aussi impressionnante, Rexia ne tenta pas de les rassurer... elle se contenta de s'asseoir et de se concentrer sur la toilette des griffes de sa patte avant-droite, cachant ainsi un fou-rire. Lorsque son Any' arriva enfin, leurs retrouvailles furent attendrissantes, mais personne ne fit de remarques là-dessus... ce genre de démonstration de l'amour que pouvait se porter un dragonnier et son dragon était quotidien, dans la cité, surtout chez les jeunes recrues, qui avaient encore du mal à rester séparer, autant physiquement que psychiquement, de leur âme-jumelle sans s'inquiéter pour elle.

    Rexia aurait bien aimait pouvoir lui donner des lèches sur le visage, autant que lui était en train de lui embrasser le museau, mais elle savait que ce serait dangereux... les piques qui hérissaient sa langue et qui lui servaient à dépecer ses proies étaient en train de se former, si elle ne faisait pas attention, elle risquait de lui accrocher la peau et de le blesser. Alors elle se contenta de lui rendre ses câlins, tout en poussant à son adresse un ronronnement joyeux. Et, lorsqu'enfin, ils se séparèrent, elle dressa tout fièrement la tête et le dos et se pavana autour de lui, exhibant sa nouvelle selle toute neuve.


    *" Alors, qu'en penses-tu ? "* voulut-elle savoir, fière et heureuse d'avoir enfin tout qu'il fallait pour permettre à son dragonnier de lui monter sur le dos *" Ça me va bien, non ? Tes semblables ont travaillés quatre jours d'affilés, pour la finir. "*

    La jeune dragonne s'immobilisa alors tout d'un coup, tournant un regard ambré où brillait la lueur de l'étonnement vers son dragonnier en entendant sa question... alors il n'était pas au courant que, aujourd'hui, c'était le jour de leur premier vol ? Cela l'étonnait, car elle, elle se préparait à ce moment depuis une semaine entière, depuis le jour où Sôr, un dragon noir qui était chargé de lui enseigner les meilleurs techniques du combat aérien, l'avait déclaré assez forte pour porter le poids d'une selle et d'un elfe sur le dos. Était-ce là un oubli de la part de ses professeurs, qui n'avaient pas prévenu Anynduil ? Ce qui pouvait ressembler le plus à un sourire amusé étira le museau de Rexia... non, elle supposa alors plutôt qu'ils avaient dus faire exprès de ne pas lui dire ce qui l'attendait. Un peu comme une sorte de teste, un moyen pour eux d'apprendre à leur élève que les choses les plus inattendus pouvaient justement survenir au moment où on s'y attendait le moins, de lui apprendre à s'attendre à l’inattendu, ou au contraire, à ne jamais s'attendre à rien, pour ne pas être surpris... ce genre de cour pouvait être pris comme on le voulait.

    Rexia se sentit alors heureuse à l'idée que les professeurs lui aient laissés à elle la possibilité de lui faire la surprise, de lui annoncer que aujourd'hui, c'était pour eux le grand jour : ils allaient voler pour la première fois... enfin, la première fois pour lui. Elle le taquina un peu en le poussant du bout du museau, et lui répondit, essayant de ne pas rire devant son air hésitant :


    *" Bien-sûr, qu'elle ait faite pour que tu monte dessus. Qu'est-ce que tu crois, que je la porte parce que c'est un axce... accessio... parce que c'est à la mode ? "* Elle n'avait pas réussie à dire "accessoire de mode", mais cela ne l'empêcha pas de rire devant la bêtise de cette idée... les humaines, les naines, et parfois certaines femelles elfes, aimaient se décorer, pas les dragons... quoique, elle se souvenait avoir déjà vu certains adultes mettre des diamants sur leurs cornes, mais sinon, rien de plus *" Personne ne te l'a donc annoncé ? "* Elle se dressa fièrement *" Je suis officiellement devenue assez forte pour pouvoir porter le poids d'un cavalier. Aujourd'hui, nous avons été libéré pour que l'on puisse faire notre premier vol, le plus important de tous pour que notre lien soit parfait. Alors maintenant, dragonnier, il est temps que tu enfourches ta nouvelle monture ! "*

    Rexia se coucha sur le côté, de façon à se que Anynduil puisse lui monter le plus facilement possible sur le dos, et attendit de voir la réaction de celui-ci. Elle était tout exitée et avait du mal à rester en place... sa queue frétillait comme un poisson en dehors de l'eau, comme lorsqu'elle était plus petite et qu'elle chassait les souris, en compagnie d'un groupe de dragons de son âge, à travers les couloirs du château. Au bout d'un moment, elle pencha la tête sur le côté et dit à son dragonnier :

    *" Allez, viens Any', ça fait des lunes que j'attend de pouvoir te faire ressentir le plaisir du vol. Tu ne vas quand-même pas me dire que tu as le vertige... "* La dragonne avait passée assez de temps auprès des bipède pour savoir que c'était la même chose chez chacune de leurs espèces différentes : si elle voulait obtenir quelque-chose d'eux, il fallait qu'elle titille la corde de leur fierté... *" Tu dis que tu as confiance en moi... mais tu ne vas quand-même pas me dire que tu as encore plus confiance en un stupide cheval ? "*
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Anynduil fils de Nenduil
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Sam 2 Juin - 16:25

[HRP : Eh bien... Je ne sais pas ^^"]


Devant son air surpris, Rexia vint le pousser un peu du museau. Bien qu’elle l’ait fait de manière contrôlée, on pouvait sentir la puissante musculature qu’elle retenait. Si l’envie lui en prenait, elle pourrait facilement faire voler quelqu’un à cinquante mètres rien que d’une poussée de son cou. Et d’une voix où perçait l’amusement, elle répondit à sa question, question bête s’il était, mais ces temps-ci, beaucoup de choses bouleversaient l’esprit du Rôdeur, à commencer par son nouveau statut et la présence d’une Dragonne qui était la sienne à ses côtés. S’il s’était attendu à cela, lorsqu’il était venu à Sänghgarm pour y récupérer un œuf afin de le ramener dans son pays…

Il sourit en l’entendant buter sur le mot « accessoire ». Rexia parlait de mieux en mieux, mais elle avait encore du mal avec certains mots. Celui-ci en faisait partie. Mais il n’eut pas le temps de la charrier un peu, comme à son habitude. Déployant ses ailes, et adoptant une posture emplie de fierté et d’un doux orgueil de Dragon, elle lui annonça clairement ce qu’il n’avait pas voulu comprendre en voyant la selle sur son dos. Rexia voulait effectuer son premier vol avec lui. Ses professeurs lui avaient appris, au tout début, que ce vol était en quelque sorte le deuxième sceau de leur « pacte », le premier étant de toucher le ou la Dragonne pour recevoir la Marque. Mais pourtant… Pourtant, il y avait un petit quelque chose qui le bloquait. Il n’avait pas le vertige, ayant déjà escaladé des montagnes élevées. Mais… Mais là, il n’aurait pas contact avec le sol. Et pour lui, avoir les pieds sur terre était la seule chose qu’il avait connu jusqu’à aujourd’hui.

Comme pour le décider, la Dragonne se coucha souplement sur le côté, dans une invitation à monter sur la selle. Si ce n’avait pas été Rexia, il serait certainement parti en courant. Il s’en voulait de causer de la peine à sa Dragonne, mais il n’arrivait pas à se décider à faire un pas en avant. Un manque de courage ? Oui, peut-être. Il avait peur de quitter le plancher des vaches, et de se retrouver flottant dans les airs. Il savait que Rexia ne le laisserait pas tomber, il le savait, mais cela ne suffisait pas.

Il y avait tellement d’espoir dans sa voix, tellement de joie, tellement d’amour, tellement d’impatience à partager ce moment… Il agissait de manière égoïste en lui refusant cela… Seulement, pouvait-on reprocher à un aveugle qui n’avait jamais vu la lumière de ne pas savoir quelle était la couleur associée au mot « rouge » ?



*Non, ce n’est pas le vertige, mais… Peut-être plus tard ?*


Rexia le regarda, puis lâcha son dernier argument. Très pertinent, à l’instar des précédents. Il se rappela la première fois qu’il était monté à cheval, avec son père. Il avait ressenti beaucoup d’appréhension à l’époque. Monter sur un animal pouvant fendre le vent, se dire qu’une simple erreur pouvait vous envoyer au sol de manière violente, tout cela l’avait quelque peu effrayé. Mais il avait appris à faire confiance aux chevaux, et à ses capacités. Et il était maintenant un bon cavalier.

La même situation se reproduisait. Oui, il craignait l’altitude aérienne, et aussi l’idée que seule des étriers de cuir et d’acier allaient le maintenir sur sa Dragonne. Rexia avait mis le doigt, non, la patte, sur un point sensible. Oui, il lui faisait plus confiance qu’aux chevaux, ceux-ci n’étant qu’une extension de son corps, et sa Dragonne une partie intégrante de son esprit. Et lui, Anynduil, devait maintenant affirmer cette confiance, prendre son courage à deux mains, et quitter le sol terrestre. Il s’avança vers elle, et posa une main sur ses chaudes écailles.



*Tu as raison. Pardonne-moi, Rexia. Je suis prêt. Tu es moi, mon esprit et mon corps t’appartiennent.*


Anynduil regarda la selle. Elle avait dit que c’étaient deux Elfes qui l’avaient faite, après plusieurs jours de travail intensif. On y voyait bien, en effet, la main des Elfes sur ce travail magnifique. Elle était simple, sans fioritures, mais tendait vers la perfection, comme tout ouvrage Elfique. Prenant garde de ne pas faire mal à sa Dragonne, le Rôdeur prit sa place dessus. Diantre, quel confort. On aurait dit que cette selle avait été faite pour lui… Bon, en même temps, c’était ce qui s’était passé. Il avait dû se plier aux fabricants pour que ceux-ci prennent toutes les mesures nécessaires à la réalisation de la selle. Aussi, il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’elle lui soit parfaitement adapté. Anynduil glissa ses pieds dans les étriers, et attrapa une sangle, essayant de réduire les battements de son cœur.

L’Elfe montait et descendait au gré de la respiration de Rexia. Il la sentait vibrer contre ses jambes, et cela l’apaisait. Il tendit son esprit vers elle, et lova sa conscience contre la sienne, dans ces étreintes psychiques qu’il appréciait tant. Il y puisa du calme, de ma tranquillité. Et également une envie de voler. Maintenant qu’il avait, grâce à sa Dragonne, vaincu sa peur, il ressentait la même impatience qu’elle de voler en sa compagnie.



*Profitons de ce moment d’intimité entre nous deux. Ils sont si rares depuis que nous sommes ici.*


Sa main caressa le dos de la petite, qui était maintenant devenue grande. Une question émergea soudain dans son esprit embrumé de bien-être. Comment devait-il se tenir sur la selle, pour ne pas gêner le vol de la Dragonne ? Il craignait surtout de bloquer d’une manière ou d’une autre le mouvement des ailes, et de lui faire mal en la serrant trop fort avec ses jambes.


*Juste, avant de partir, Rexia. Comment dois-je me tenir pour ne pas te blesser ?*


Dernière édition par Anynduil fils de Nenduil le Mer 6 Juin - 10:56, édité 1 fois
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Rexia
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Dim 3 Juin - 21:34

    Le sourire de dragon qui avait jusque-là illuminé le museau de la jeune femelle disparu dans le néant, comme emporté par le souffle de vent qui vint lui caresser les écailles, ébouriffer les cheveux de son interlocuteur... "... peut-être plus tard ?", c'était ce qu'il venait de lui dire. La lueur de joie dans son regard se mua en une lueur de déception qu'elle n'eut même pas la force de chercher à cacher... elle ne voulait pas que son dragonnier se sente coupable à cause d'elle, mais parfois, certaines choses nous décevaient tellement qu'on se sentait tout-à-coup vidé de toute énergie de cacher ses émotions. D'ailleurs, la déception qu'elle ressentait était presque palpable, il n'y avait pas besoin d'être lié psychiquement à elle pour comprendre ce qu'elle ressentait, à ce moment précis. Finalement, ses naseaux se gonflèrent, tendis qu'elle poussait un profond soupir d'acceptation... elle n'allait pas insister, et elle fut sur le point de lui dire "Bon, d'accord. Tu n'auras cas me prévenir, quand tu te sentiras près à voler...". D'habitude, lorsqu'elle voulait obtenir quelque-chose, elle insistait plus... elle était un dragon, la membre d'une espèce qui n'aimait pas qu'on lui dise "non"... mais cette fois-ci, elle décida de rendre les armes et de se plier à la décision d'Anynduil. Rexia voulait plus que tout qu'ils volent ensembles, qu'ils partagent sa passion... mais le premier vol entre un dragonnier et son dragon devait être un moment de pur partage entre eux-d'eux, chacun devait se sentir heureux et prêt, le faire de son plein gré. Si elle poussait son petit-elfe à le faire, il aurait peur, ils ne pourraient pas partager convenablement ce moment, la magie n’opérerait pas...

    Donc oui, elle fut sur le point de lui dire qu'elle était prête à attendre, qu'il avait son temps pour se décider à se lancer dans cette nouvelle aventure à ses côtés... mais elle n'en eut pas le temps : finalement, son âme-jumelle changea d'avis, il lui dit qu'il était prêt. D'un seul coup, Rexia se redressa, sembla reprendre toute sa consistance. Elle était tellement heureuse qu'elle ne se demanda même pas ce qui l'avait fait changé d'avis... était-ce ses arguments, de la voir si déçu, l'excitation du vol qu'elle lui communiquait à travers leur lien télépathique... peut-être même les trois ? Bah, est-ce que c'était si important, au final ? Pour elle, ce qui comptait le plus, c'était qu'elle venait d'obtenir ce qu'elle voulait : ils allaient voler, tout-les-deux.

    Là où Anynduil posa sa main, les écailles de la grande bête mythologique de dressèrent de plaisir, et elle lui répondit, lançant tout-de-même un dernier petit argument visant à le rassurer
    *" Et tout comme toi, mon esprit et mon corps, mes griffes, ma queue et mes ailes, sont tiens, Any'. Ne t'en fait pas : quoi qu'il arrive, ton corps ne te laissera jamais tomber... JE ne te laisserais jamais tomber. "* et elle avança l'un de ses membres en avant, afin qu'il puisse prendre appuis dessus et monter. Il allait doucement, comme si il avait peur de lui faire mal... au début, elle brûla de lui faire remarquer qu'elle n'était plus le frèle petit lézard qui avait roulé dans la boue le jour de son éclosion, mais, craignant de créer une dispute, chose qu'elle se refusait en un jour tel que celui-ci, elle se mordit la langue et retint sa remarque.

    A coup d'étreintes psychiques qu'elle rendait à Anynduil, et du courage qu'elle lui transmettait par la pensée, la dragonne réussit un peu à calmer son âme-jumelle de la peur qui lui rongeait encore l'âme, puis elle se leva, se tenant droite sur ses quatre pattes, mais tout en allant doucement... avant de décoller, elle voulait laisser le temps à l'elfe de s'habituer à la monter, de trouver ses marques, de comprendre comment fonctionner une selle de dragon, car il avait beau se trouver à la même hauteur que lorsqu'il en chevauchait un, Rexia était bien plus large qu'un cheval... non, elle n'était pas grosse, et ne vous amusez pas à dire ça devant elle ! Elle claquerait des mâchoires en disant que les dragons en général étaient larges, et vous donnerait un coup de queue pour faire bonne mesure. Pour lui donner également le temps de s’accommoder à ses mouvement, la dragonne se mit à marcher, tournant en cercle dans la poussière chaude du chemin, ce qui lui laissa le temps de répondre à la question de son cavalier. Sa langue fouettait l'air, chaque fois qu'elle fourchait sur un mot :


    *" Hi hi, crois-moi, Any', sauf si tu joues avec ton épée sur mon dos, tu ne pourra pas me blesser... n'oubli pas que mon corps est couvert d'une armure d'écailles plus solides qu'une côte de malle. "* Cependant, les question du bipède étaient légitimes, et elle fit de son mieux pour y répondre en donnant le plus de détail dont elle se souvenait... durant tout le long de la semaine, la maître Sôr lui avait donné quelques cours particulier, en compagnie d'autres jeunes dragons dans sa situation, pour qu'elle sache et qu'elle puisse enseigner à son dragonnier les positions et les mouvements adéquates sur ce genre de selle. *" La selle en elle-même est attaché suffisamment éloignée de mes ailes pour ne pas déranger leur mouvement. A moins que tu ne tende les jambes ou les bras en arrière... en bref, si tu le fais esprès... tu ne seras jamais une gêne, pour moi. Ensuite, sache que lorsque nous serons en l'air, tu ne devras pas voler sur moi : tu devras voler avec moi. Je t'esplique : ton poids ne sera pas une gêne pour m'élever, tu es très léger... mais tu risque de m'emporter d'un côté ou de l'autre lorsque je tournerais. Donc tu dois suivre mes mouvements... si je tourne à droite, tu te penche à droite, si je tourne à gauche, tu te penche à gauche, si je file tout-droit, tu te couche en avant sur la selle. Pour finir, tu as la possibilité de t'accrocher aux sangles, à mes piques en faisant attention à ne pas te blesser, ou de serrer tes jambes autour des étriers pour ne pas tomber. Ne t'en fait pas : je ne ferais pas de grosses agrobaties. Cette selle est faite pour les voyages, pour l'apprentissage et si j'ai besoin d'être vite équipée. J'imagine qu'ils nous en offrirons une plus soffiz... titi... so-fis-tiquée... lorsque nous saurons voler un peu mieu... "* Le sourire d'une bête rusée et moqueuse s'éveilla chez elle, et une lueur d'enfant s'alluma dans son regard, après qu'elle eut finie de lui expliquer tout-cela... elle n'en pouvait plus d'attendre *" Très bien, maintenant, que tu sois prêt ou pas, on y va ! Ah, et au fait, un dernier petit conseil, surement le plus important de tous... "* Elle laissa passer un petit moment de silence, comme pour souligner l'importance de sa phrase, et elle termina *" ... surtout, ne me vomi pas sur les écailles ! "*

    Et elle déplia ses ailes et commença à battre à une vitesse telle qu'on aurait pu croire qu'elle avait peur que son dragonnier ne change à nouveau d'avis. Une nuage de poussières chaudes les enveloppa, et Rexia s'en protégea en déployant instinctivement devant ses yeux une fine membrane de peau naturelle et transparente, qui protégeait ses iris lorsqu'elle nageait, ou lorsqu'elle volait rapidement avec le vent en face. Repliant ses quatre pattes contre-elle, celle de devant sur le torse et celles de derrière le long de sa queue, elle commença à se lever verticalement dans les airs. Le nuage de poussière se retrouva très vite en dessous d'eux, puis, lorsqu'ils furent trop pour que le mouvement de ses ailes ne le nourrissent, il flotta un peu et retomba sur le sol. Autour du lieu de décollage des deux liés, les autres dragonniers qui vaquaient à leurs occupations levèrent les yeux... certains arrêtèrent les entrainement et le travail pour les regarder, d'autres continuèrent, mais de manière distraite. C'était surtout les jeunes recrues qui s'intéressaient à ce premier vol, car ils voulaient voir comment cela allait se passer... bientôt, ce serait leur tour.

    Pour ce tout premier décollage en compagnie de son lié, la dragonne y alla doucement, étape par étape, comme le lui avait conseillé son professeur. Plus que tout, il ne fallait pas aller trop vite, il ne fallait pas que le cavalier panique. Elle monta jusqu'au dessus du pigeonnier, la grande cage où les habitant de Sänghgarm enfermaient les oiseaux dont ils se servaient pour transmette des messages au reste du monde, qui était la tour la plus petite de tout le château... de là, on distinguait encore très bien les gents et les animaux au sol, qui avait la taille de figurines. Puis, tout comme elle l'avait fait en marchant au sol, elle tourna en rond dans les airs, autour de la pointe de cette tour en bois, ne prenant pas de virage assez serré pour forcer son dragonnier à se pencher. Cela lui permit de s'habituer au poids supplémentaire, d'ajuster les battements de ses ailes comme il le fallait, battant plus vite que lorsqu'elle était seule, et laissa aussi le temps à Anynduil de s'habituer au changement d'altitude. Elle gardait sa conscience en lui, veillant à se qu'il aille bien, que cette nouvelle expérience ne lui fasse pas trop peur, ne le rende pas malade... lorsqu'elle en eut assez de tourner en rond et qu'elle se sentit prête à aller plus loin dans leur nouvelle expérience, elle tourna la tête sur le côté, observant l'elfe de l'un de ses yeux ambré, et lui demanda par l'esprit :


    *" Tu es prêt à ce qu'on parte pour un petit vol rapide ? "*


[Je précise que certaines fautes dans les dialogues, comme "esprès", par exemple, sont faites exprès, justement, pour souligner les difficultés de parler de Rexia Razz ]
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Anynduil fils de Nenduil
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Mer 6 Juin - 13:02

Ce n’était pas si haut que ça, en fait. Bon d’accord, Rexia n’avait pas quitté le sol, et ne faisait que tourner en rond, mais n’allons pas tatillonner. Il se trouvait à la même hauteur que sur un cheval de taille normale, peut-être un peu plus grand, mais avait les jambes plus écartées. Cela aurait pu être un inconfort, mais la selle Elfique empêchait cela de se produire. Anynduil appréciait le doux balancement de la Dragonne lorsqu’elle marchait. C’était beaucoup plus doux, plus souple, que sur un cheval, malgré que ce « tangage » soit plus prononcé.

Anynduil écouta attentivement sa Dragonne lui prodiguer les rudiments du maintien en selle des Dragonniers, et quitta des yeux le nuage de poussière soulevé par leur manège circulaire. Il fallait donc qu’il suive le moindre de ses virages, se pencher dans le sens du virage, certainement pour ne pas la déséquilibrer. En bref, il devrait faire corps avec elle lorsqu’elle volerait, ce qui ne s’avouerait pas difficile, les deux partageant déjà leur esprit. Et puis, les instructions étaient simples. L’altitude mise à part, ce serait même plus facile que l’équitation, car là, il n’avait pas à se soucier du « pilotage ». Et autant dire que cela lui enlevait une sacrée épine du pied, car maîtriser un cheval ailé s’avérerait vraiment très difficile, si une telle espèce existait.



*Merci de tes explications, Rexia. Et ne t’en fais pas pour tes écailles. Elles resteront aussi éclatantes que le Soleil.*


Anynduil allait lui caresser le cou, mais se ravisa en sentant les vibrations augmenter. De chaque côte de lui, deux grandes ailes s’étaient déployées, et commençaient à fouetter l’air, dans une tempête de sable, en soulevant petit à petit leurs deux corps. Le Rôdeur se crispa un instant sur les lanières de cuir qu’ils tenaient dans ses mains en voyant le sol s’éloigner de quelques centimètres. Ca y est. Leur premier vol commençait et, n’eut été la présence apaisante de Rexia dans son esprit, nul doute qu’il se serait posé la question de savoir s’il avait fait le bon choix. Mais là, le stress qui résidait dans son estomac avait une toute autre origine. C’était le stress qu’il éprouvait avant chaque nouvelle aventure, celui causé par l’inconnu qui bientôt serait connu. Et aujourd’hui lui, simple Elfe terrestre, allait quitter le sol terrestre, comme certains de ses ancêtres l’avaient fait avec leur Lié.

Arrivés à une altitude suffisante, la poussière étant retombée, ils purent voir au loin. Rexia suivait une trajectoire ascensionnelle lente et douce. Elle n’avait pas décollé presque à la verticale comme certains Dragons plus… Moins calmes que la sienne. L’Elfe lui en fût reconnaissant. Il aurait eu du mal à rester accroché si elle avait décollé ainsi. Lorsqu’elle fut un peu plus haute que le pigeonnier, Rexia entama un circuit circulaire très large.

Vus d’en haut, les gens semblaient minuscules, de même que les arbres au loin et dans le parc. Et sa vue n’était plus limitée. Il voyait tout, et ses yeux exacerbés captaient des détails qu’il ne voyait pas d’ordinaire en étant au sol. Par exemple, dans le parc qu’ils venaient de quitter, il y avait des herbes de deux couleurs différentes, claires et foncées, et elles dessinaient d’étranges motifs. Par endroits, c’étaient des sortes de vagues, par d’autres, ils formaient des figures si étranges que seule l’imagination pouvait leur attribuer une forme, comme avec les nuages. Au pied d’un mur, il lui semblait voir quelque chose qui ressemblait à une patte de Dragon. Plus loin, c’était une carafe. Il réussit même à voir qu’une pièce était tombée sur le chemin de ronde.

Anynduil avait l’impression d’être revenu en enfance. Il était littéralement fanatisé par tout ce qu’il voyait, par ces nouvelles découvertes, par cette nouvelle expérience offerte par sa Dragonne. Et plus que tout, il sentait que leurs deux âmes atteignaient un nouveau niveau de fusion. Peut-être s’était-il trop projeté, d’ailleurs, trop loin, dans l’esprit de sa Liée, mais toujours était-il qu’il avait vraiment l’impression de voler par lui-même, tout en ayant conscience d’un autre côté qu’il devait ce miracle à Rexia. C’était un sentiment déboussolant.

Des oiseaux les frôlèrent, passant si près qu’il aurait presque pu les toucher de la main. Des oiseaux. Dire qu’au sol, la seule manière pour lui de les atteindre consistait à utiliser son arc, alors que là, il était au même niveau qu’eux. Qu’est-ce qu’il avait pu être bête, idiot, inconscient, d’avoir peur de voler. C’était tout simplement magique, fantastique. Tout en s’emmêlant les pinceaux en cherchant à regarder de partout, dans toutes les directions à la fois, Anynduil transmettait toute sa joie à Rexia. Il voulait partager avec elle la moindre de ses trouvailles, tout comme elle l’avait fait avec lui après son éclosion. S’enhardissant, il lâcha les lanières de cuir, ne se tenant plus que par ses jambes et ses pieds dans les étriers, et se pencha en avant pour serrer le cou de sa Dragonne dans ses bras, en prenant garde de ne pas la gêner dans son vol.



*Merci pour ce merveilleux cadeau, Rexia. C’est tout simplement… Je suis heureux d’être ici avec toi, maintenant.*


Il frissonna de plaisir lorsque ses yeux plongèrent dans les siens et qu’elle lui proposa d’accélérer leur allure. Anynduil sourit. Depuis le début, son visage était agréablement caressé par l’air, et cette brise fraîche était la bienvenue après les chaudes températures d’en bas. Et il aimait sentir la caresse du vent sur son visage lorsqu’il chevauchait à visage découvert – chose trop rare à son goût, soit dit en passant – aussi, cela ne devrait pas être différent ici-haut. Alors, grisé par tous ces sentiments naissants, il lui répondit par l’affirmative.


*Bien sûr que ça me dit, choupette. Tu pourrais même monter plus haut, et aller plus loin, que cela ne me dérangerait pas non plus, tant que nous restons ensembles… En même temps, seul, j’aurais un petit problème de stabilité dans l’air… Tu as vraiment eu raison d’insister, Rexia. Je radote sans doute, mais voler est génial. Tu dois vraiment passer d’excellents moments.*


Toujours sans reprendre en main les lanières – il aimait mieux, finalement, avoir ses mains libres – Anynduil se pencha en avant, comme lui avait expliqué sa Dragonne, pour se préparer à l’accélération et au vol rapide.
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Rexia
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Jeu 7 Juin - 16:50

    Lorsque Rexia volait, elle ressentait toujours le plus immense des bonheurs, à tel point que, lorsqu'elle était plus petite, elle croyait que c'était la joie qui lui donnait le pouvoir de flotter dans les airs... la joie d'échapper au pouvoir de l'apesanteur, la joie de faire ce don la nature de sa race la rendait capable de faire, la joie de se retrouver dans un monde fait de vent, de vitesse, de la mélodie de ses ailes qui battaient, le monde où les légendes disaient que le premier dragon serait né, le monde de son espèce, la joie de pouvoir sentir son corps, ici, faire quasiment toutes les figures qu'elle désirait, la joie de l'excitation du danger, de savoir que le moindre faut mouvement pouvait lui coûter la vie, et le bonheur de vivre que cela lui donnait, la joie de se sentir libre, tout simplement. Mais jusqu'à ce jour, jamais elle n'avait ressentit autant de joies en même temps, pas même le jour où elle avait réussie à voler pour la toute première fois... il y avait là ses joies habituelles, ajoutée à la nouvelle de pouvoir partager cette expérience si particulière avec son précieux Anynduil, de lui faire ressentir la douceur et la liberté du vol, et parmi tout cela, il y avait également les joies de son dragonnier, qu'il lui transmettait via leur lien qu'ils n'avaient pas déconnectés depuis le moment où il était monté sur son dos. Grace à lui, à ses sentiments, elle avait l'impression de ressentir la joie du tout premier vol une seconde fois. Le fait de le rendre aussi heureux la rendait heureuse, et elle ne le quittait plus des yeux, seulement pour le plaisir de le voir en train de sourire... jusqu'à ce qu'il lui dise qu'il était d'accord, qu'il était prêt, que le moment était venu pour eux de passer à la vitesse supérieur...

    Durant quelques instants, la dragonne continua à voler en rond, presque à faire du sur-place, laissant à son âme-jumelle le temps de se familiariser avec la vue nouvelle que lui offrait le monde des airs. Il était comme un enfant découvrant un parc d'attraction, s'émerveillant du moindre petit détail au sol qui échappait à une vue non-aérienne, il était... comme elle l'avait été elle-même depuis le jour où elle était sortie de l'oeuf. Elle aussi, lorsqu'elle n'était encore qu'une dragonnette, elle s'émerveillait, elle regardait tout, même les choses les plus insignifiante, comme la branche d'un arbre d'une couleur particulière, ou un rocher qui avait une étrange forme... chaque fois, à l'époque, elle en avait envoyé l'image à son dragonnier, lui montrant son émerveillement et ses découvertes, et, lorsqu'elle ignorait ce qu'elle regardait et voulait en savoir plus, un sentiment d'interrogation. Aujourd'hui, la même chose se passait, mais en sens inverse... Anynduil renaissait, dans un monde aérien où il lui restait beaucoup à apprendre, tout comme elle, d'ailleurs. Lorsqu'il la câlina en la remerciant, Rexia ne répondit pas, se contentant de ronronner de plaisir de lui faire tant de plaisir. Ronronner, chez les dragons, pouvait signifier bien des choses... c'était un remerciement, une façon de montrer qu'on était content, même une façon de courtiser son compagnon ou sa compagne, parfois, et là, comme maintenant, ça pouvait aussi signifier "je t'en pris". Parler n'était pas obligatoire, les dragons avaient leur propre langage, un langage fait de mouvement, de sons, même d'odeurs... et le ronronnement était toujours plus puissant que n'importe quel parole, tout comme le grognement était la plus puissante des menace. Puis vint le moment de vraiment s'envoler, de lui montrer ce qu'elle savait faire... en plus de pouvoir partager cela avec lui, elle était contente de pouvoir lui montrer ce qu'elle avait appris, pendant les temps où ils étaient séparés, chacun apprenant auprès d'un professeur différent...

    *" Accroche-toi, Any'... "* lui dit-elle en un hurlement psychique qui aurait pu le rendre sourd si elle l'avait rugie à haute-voie, fouettant l'air avec ses ailes avec une force suffisante pour l'envoyer à avant. Au même titre que son dragonnier qui se penchait en avant, tendis qu'elle fendait la brise aussi vite que ses ailes de jeune dragonne le lui permettait, le corps de Rexia était droit tel une ligne, le bout du museau pointé vers l'avant, et la pointe de la queue vers l'arrière, gardant les membres plaqués contre contre elle. Elle fila tout-droit tout en remontant, et passa par-dessus les murailles de Sänghgarm. Volant par-dessus les sentier et la forêt qui entouraient la forteresse, la dragonne continua à filer, et commença rapidement à faire des zigzagues, pour que son cavalier s'habitue à chaque mouvement de base d'un dragon en vol. Bien qu'elle ne pensait pas en avoir besoin, elle lui rappela par la pensée la première-fois qu'elle tourna *" Penche-toi ! "*...

    Tendis que le temps passé, Rexia commença à faire des mouvements plus complexes. Chaque fois qu'elle tournait, forçant son dragonnier à suivre ses mouvements, elle penchait une aile sur le côté et relevait l'autre... elle avait la même dextérité dans le ciel que les oiseaux les plus royaux. Elle fut souvent tentée de se lancer dans une figure en vrille, tourner sur elle-même, c'était son accrobatie préférée... chaque fois qu'elle s'arrêtait, elle avait la tête embrumée comme si elle avait bue une barique d'hydromel, mais cet état ne durait pas longtemps. Cependant, vu que son dragonnier était encore apprenti, elle s'en abstint... pour le moment. Anynduil put se rendre compte que sa queue n'était pas qu'une massue, un moyen de titiller les dragons les plus grands pour les pousser à venir jouer avec elle... ou à la chasser d'un claquement de mâchoires... et un moyen de faire preuve de maladresse en reversant des tonneaux, des tentes et en balayant des parterres de fleurs : dans le ciel, les mouvements de la queue étaient tout aussi importants que les mouvements des ailes, car elle servait de gouvernail et aider à garder le parfait équilibre de tout le corps du lézard géant. Un dragon qui perdait sa queue devenait aussi mauvais en vol qu'un bébé sorti de l'oeuf. La dragonne avait toujours montrée une grande maladresse, avec sa queue, c'était la partie du corps qu'elle avait le plus de mal à contrôler... mais en volant, la donne était changé, et elle la faisait onduler tel un serpent, lui offrant ainsi un vol parfait.

    Après avoir zigzagué un long moment, la jeune femelle se remit droite et vola en ligne, afin de reposer un peu ses ailes qui devenaient douloureuse.
    *" Le maître Sôr dit que je suis une dragonne née "toute en ailes"... "* dit-elle à Any' pour lui expliquer la raison pour laquelle elle devait déjà se reposer *" Mes ailes sont plus longues que mon corps, et bien fines, cela fait de moi une dragonne rapide et silencieuse, mais moins musclée que les autres. C'est pour ça que je n'ai pas une grande endurance. Mais ne t'en fait pas, ça reviens vite... "*. Elle lui lança un regard malicieux... et, sans crier garde, elle replia d'un coup ses deux ailes contre ses flans. Les deux liés partirent dans une chute réfrénée vers un sol fait d'arbres aux branches crochues qui déchiraient la peau et la membrane.

    La dragonne se laissa ainsi tomber durant de longues minutes... le vol, ce n'était pas que de la vitesse et la douceur de voguer dans l'infinie. Elle voulait maintenant faire ressentir à son dragonnier ce qu'elle préférait dans la capacité de voler : le côté dangereux, excitant de la chose. Le sol se rapprochait, et pourtant, elle ne semblait pas vouloir se presser pour se remettre à battre des ailes. Elle se pencha même en avant et se laissa tomber le museau en avant, tel un athlète faisant de la plonger. Puis, au tout dernier moment, ses deux voiles rosée tel le vin fraîchement tiré que formaient ses deux ailes membraneuses se déplièrent, et elle remonta en chandelle en frôlant à peine la cime des arbres, faisant voler autour d'elle des morceaux de branches et des feuilles.
    *" Accroche-toi, Anynduil ! "* répéta-t-elle, car le vol acrobatique n'était pas encore terminé. En remontant, elle reprit la direction du château des dragonniers. Marquant la porte d'entrée, il y avait deux tours jumelles très prauchent l'une de l'autre, et elle fonçait en plein dessus, dans l'intention de passer au milieu. A la voir d'en bas, on aurait put croire qu'elle allait se faire arracher les ailes... mais elle avait déjà fait cette figure, c'était l'une de base de l'entrainement au vol, qui devait vous apprendre à vous glisser partout à la manière des anguilles. Au moment où elle arrivait à hauteur des tours, Rexia replia ses ailes et passa au milieu, sans, bien que ce soit tout-juste, qu'aucun d'entre-eux, ni l'elfe, ni sa dragonne, ne touche la pierre. Elle n'eut pas le temps de redescendre qu'ils furent passés de l'autre côté et que ses ailes étaient à nouveau déployée.

    La dragonne reprit alors l'allure d'un vol calme et paisible, sa gorge vibrante, ses naseaux gigotant tendis qu'elle était en train de rire... d'habitude, elle faisait des choses bien plus dangereuses, mais même si elle se retenait pour ne pas désarçonner Anynduil, tout-cela gardait le côté "marrant" de la chose. A nouveau, comptant sur ses sens pour ne rentrer dans rien, elle se tourna vers son cavalier, et ria de plus belle en le voyant tout décoiffé
    *" Je t'avais promis de ne pas faire "trop" agrobaties, pas de ne pas en faire du tout. "*. Amusée comme une enfant... une enfant qu'elle était toujours, en réalité... elle lui tira sa langue rouge et fourchue, puis se tourna à nouveau vers l'horizon, regardant où elle allait. L'intensité du moment l'inspira, et elle chuchota à l'esprit de son petit-elfe : *" Ca y est, enfin, nous sommes ensembles, mon dragonnier... enfin, nous formons la paire que nous devions former... *". Le ton qu'elle avait adopté était plus mature qu'à son habitude, plus "sage"... elle trouva que, tout à coup, cela lui donnait un coup de vieux, et se dit qu'elle ne parlerait plus jamais comme-ça.


[Je te précise que je ne pourrais surement pas répondre, ce Week End, parce que je dois partir travailler chez mon beau-frère à partir de demain, l'aider au chantier de sa maison. Alors désolée si je dois te faire attendre]
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Anynduil fils de Nenduil
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Ven 15 Juin - 18:40

[HRP : Voilà, désolé du retard Smile J'espère qu'il te conviendra]


Musique d'ambiance : Vangelis - Last of the Mohicans
__________________________



Ainsi, c’était cela que ressentait une flèche ? L’air frappait, fouettait son visage, à tel point qu’il avait du mal à garder les yeux ouverts. Ses cheveux, attachés trop lâchement, s’étaient détachés et flottaient maintenant derrière lui. Jamais il ne serait attendu à une telle accélération. Sa Dragonne était d’une rapidité lumineuse. Le paysage, en dessous d’eux, défilait à une telle vitesse qu’il en semblait irréel.

Tout semblait irréel. Anynduil avait l’impression d’avoir été projeté dans un rêve. Un magnifique rêve. Ici, en ce lieu, en cette heure, liée pour toujours à sa Dragonne, assis sur son dos et survolant l’Alagaësia, il ressentit un dangereux sentiment d’invulnérabilité. Avec Rexia, rien de mauvais ne pouvait leur arriver… Mis à part cette satanée mouche qu’il avait avalée à force de rester la bouche ouverte comme un chameau en extase devant une cascade de sirop de fraise. Ceci dit… La consistance lui faisait penser à une cacahuète… Plus ou moins ; c’était croustillant, puis tendre à l’intérieur. Pas mauvais, en fait, malgré le fait qu’une mouche soit peu ragoûtante de prime abord ; mais il n’en ferait pas son repas pour autant. Une fois, c’était suffisant.

Tout semblait irréel. Le mélange presque imperceptible de toutes les senteurs imaginables… Il sentait l’odeur du pin, l’odeur de la résine, l’odeur du chêne, celle des quelques arbres fruitiers qui se trouvaient à l’état sauvage dans ces contrées… Même l’odeur de l’air chatouillait ses narines. Oui, l’air avait une odeur, il en fut le premier surpris. Le monde aérien était un coffre de trésors pour l’odorat. Il n’aurait jamais pensé que l’on puisse autant solliciter le sens olfactif en ce lieu. Anynduil se glissa un peu plus dans l’esprit de sa Dragonne, et respira par son intermédiaire, afin de profiter d’un odorat bien plus sensible que le sien. Un délice.

Tout semblait irréel. Ici-haut, il faisait plus froid qu’au sol. Et pourtant, grâce à cette intense source de chaleur entre ses jambes, il ne ressentait pas cette fraîcheur. Sa peau était rafraîchie, frontière extérieure physique le séparant du monde, mais l’intérieur de son corps était lui aussi chauffé. C’était une sensation onirique ; il sentait le contact de l’air froid sur son épiderme, mais celui-ci, de l’autre côté, était réchauffé par son âme mêlée à celle de Rexia.

Tout semblait irréel. Sur leur gauche, sur leur droite, au-dessus et au-dessous d’eux, tout autour, volaient des oiseaux, des aigles, certains chasseurs, certains proies, mais tous partageant un trait commun, celui de posséder des ailes leur permettant de fendre l’air. Et Rexia, volant au milieu, était la plus rapide. Le mouvement de ses ailes, le balancement de son corps, sa manière de prendre ses virages, qu’ils soient serrés ou non, tout respirait la grâce propre aux Dragons. On appelait les Elfes le « Beau Peuple », mais que dire de la Race Draconnique ? Malgré leur masse imposante, les représentants de celle-ci se mouvaient dans les trois dimensions avec une fluidité aquatique.

Puis soudain, Rexia cessa ses virages et plana en ligne droite. Anynduil n’y avait pas prêté attention jusqu’à maintenant, tout à ses découvertes, mais le bruit des ailes pénétrant l’air était pareil à un sifflement… Non, pas un sifflement, c’était une sorte de note de musique, presque imperceptible, un peu cristalline. Peut-être était-ce parce qu’il en chevauchait un que cela n’était pas pareil, mais en y repensant, tous les Dragons qu’il avait entendu voler jusqu’à présent – et cela ne manquait pas à Sänghgarm – tous étaient plus bruyants que Rexia. L’explication ne tarda pas à arriver. Une Dragonne « toute en ailes ». L’Elfe trouva le qualificatif particulièrement mignon. Rapide et silencieuse… Ainsi donc il se trouvait sur le dos de l’une des plus rapides Dragonnes de l’Alagaësia. Pas étonnant que le sol ne soit plus qu’un mélange indistinct de vert et de marron.



*Du coup, ne risquent-elles pas d’être plus fragiles ?*


A nouveau, son côté « mère poule » ressurgit. Il ne pouvait s’empêcher de voir sa Dragonne comme étant encore le petit Dragonneau à peine sorti de l’œuf, malgré le fait qu’elle soit maintenant capable de supporter son poids en vol. Et imaginer que quoi que ce soit puisse arriver à Rexia suffisait à la glacer d’effroi, dans le meilleur des cas. Il n’eut cependant pas le temps de continuer à penser à cela.

En effet, ayant sans doute retrouvé assez d’énergie pour recommencer un vol rapide, Rexia avait replié ses ailes contre son corps, et se laissait maintenant chuter librement. Anynduil profita d’un court instant d’apesanteur, durant lequel le temps lui sembla suspendu, puis il se sentit entraîné vers le bas tandis que son cœur et ses organes intérieurs, eux, semblaient être restés à leur précédente altitude. Lorsque la Dragonne se mit en position verticale, le Rôdeur se sentit imperceptiblement glisser vers l’avant… Vers le bas, plutôt. N’osant pas resserrer ses jambes, dans une crainte infondée de lui faire mal, il reprit plutôt en main les lanières de cuir qu’il avait lâchées durant le vol rapide, qui lui faisait maintenant l’impression d’avoir seulement été une promenade de plaisance en forêt.

Les plus hautes branches des arbres se rapprochaient à une vitesse foudroyante. S’il n’avait pas été sur le dos de Rexia, il aurait sans doute vu défiler sa vie devant ses yeux, la Mort attendant visiblement que son corps heurte le sol. Mais la confiance aveugle qu’il avait placée en la Dragonne écarlate depuis qu’elle lui avait fait découvrir les plaisirs du vol le maintint au calme. Lorsqu’ils remontèrent brusquement – et après que ses organes internes aient, cette fois, décidé de rester avec les arbres – des craquements de bois et des éclats de branches l’informèrent qu’ils étaient vraiment descendus au plus bas de ce qu’ils pouvaient. Enfin, elle termina sa série de figures aériennes par un passage à pleine vitesse, telle un météore, entre deux tours dont la proximité était… Ne lui avait jamais paru aussi réduite qu’à cet instant. Rexia était d’une précision diabolique. Elle avait parfaitement bien calculé son coup, sur cette action. Cela s’était joué à peu, très peu.

Anynduil rit joyeusement lorsqu’elle lui tira sa langue, après lui avoir fait remarquer la subtilité dont elle avait fait preuve dans le choix de ses mots. L’Elfe la serra contre lui, à la fois physiquement et mentalement, avant de lui répondre.



*C’est vrai, tu m’as bien eu, Rexia. Mais qu’à cela ne tienne, tu ne me surprendras plus de la sorte.*


Dit-il en ponctuant sa dernière phrase d’un clin d’œil, juste avant qu’elle ne tourne la tête pour regarder devant elle. Bien entendu, il savait bien que cela était faux. Rexia avait un don pour trouver toujours de quoi l’étonner. Cette capacité à surprendre son entourage était une des choses qu’il appréciait le plus chez elle ; mais cela était relatif, car il appréciait tout, en même temps. Avec elle, il était impossible d’être objectif. Son caractère faisait fondre les cœurs. Et celui du Rôdeur était maintenant ne pouvait guère être plus liquide que ce qu’il était.

Anynduil accueillit en silence ses derniers mots. Il y avait une profonde émotion dans ceux-ci, et le ton qu’elle avait employé lui rappelait celui de Saphira. Le ton d’un être multimillénaire au savoir et à la sagesse incommensurables… Ce qu’étaient les Dragons, en somme. L’Elfe calma les battements de son cœur, excité par l’adrénaline qui courait encore un peu dans ses veines, puis se glissa dans l’esprit de sa liée pour l’étreindre à nouveau. Que répondre à ceci ? Que répondre qui n’eut déjà été exprimé par l’intermédiaire de leurs âmes unies, fondues en une seule ? Aucun mot ne pouvait transcrire ce qu’il ressentait en cet instant. Aucun mot n’était assez fort, assez chargé de sens. Ils étaient unis par un lien unique… Non, plus qu’un lien. Le lien amenait l’idée de deux individus seulement reliés par un pont, une corde. Eux, c’était bien plus, complètement différent.

Quelque chose le tira de ce cocon chaud et protecteur qu’était leur union mentale. Quelque chose de bassement matériel. La faim. Phénomène survenant lorsque l’estomac était vide, ou lorsque le propriétaire de l’estomac voyait par ses yeux, sentait par son nez, quelque chose d’appétissant. Sur le coup, il ne sut qui de Rexia ou de lui avait faim, aussi tira-t-il de ses poches des lanières de bœuf séché. Afin de pouvoir plus aisément les tendre à la Dragonne, et pour que celle-ci ne tourne pas trop la tête, il retira ses pieds des étriers, et les posa sur la selle, se tenant à quatre pattes et progressant lentement pour ne pas la déséquilibrer, en se penchant vers la tête de celle-ci.

Seulement, voilà. Les lois du pessimisme général, appelées dans un autre monde, un autre univers, un autre temps – inconnu de l’Alagaësia, cela va sans dire – les Lois de Murphy ; ces lois, donc, règnent en maîtresses dans chaque situation. Si quelque chose peut aller mal, alors cela ira mal. Les semelles des bottes du Rôdeur étaient lisses, à force de leur usage intensif, l’Elfe en question était encore novice en terme de maintien et d’équilibre aérien, malgré sa longue pratique de l’équitation, et la selle était trop neuve, trop cirée. Ces éléments, indépendants, n’auraient pas causé grand mal, mais ainsi réunis, il avait suffi d’une seule étincelle pour mettre le feu aux poudres, pour que tout dérape. Une rafale de vent, un léger mouvement inattendu, il ne savait pas ce qu’il se passait. Seulement que la viande lui avait glissé entre les doigts et que, pour la rattraper, il s’était trop lancé en avant, et avait glissé du dos de la Dragonne. Ainsi commença la sombre histoire de la chute de l’Apprenti Dragonnier vers le Coté Solide de la Terre Alagaësienne.



*Rexia… J’ai comme qui dirait besoin de tes services. La viande a de l’avance sur moi, tu pourrais la rattraper s’il-te-plaît ?*


[HRP 2 : Désolé pour la fin, mais je n'avais pas d'autre idée pour relancer ^^"]
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Rexia
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Mer 27 Juin - 8:30

    Bien que elle, elle ne faillit pas s'en étouffer, Rexia ressentit, à travers le lien psychique qui la gardait éternellement connecté à son dragonnier, qu'il venait d'avaler une mouche. A son sens, vu que c'était la sensation d'un autre, ça lui donna l'impression d'avoir un gravier dans la gorge, et il lui fallut quelques secondes durant lesquelles elle se demanda comment il avait bien pu arriver là avant qu'elle ne comprendre que c'était Anynduil, qui ressentait cela, pas vraiment elle, c'était sans-doute pour cela qu'elle avait l'impression d'avoir avalée quelque-chose sans avoir envie de tousser, sans s'escanner pour autant... le fait de ressentir les sensations d'une autre personne ne signifiait pas obligatoirement que l'on en ressentait tout. Si elle n'avait pas était en train de voler, en plein dans quelques acrobaties aériennes fores marantes mais quand-même dangereuse, elle se serait surement mise à rire... elle se retint afin de garder un minimum de concentration. Elle aussi, elle avait déjà mangée des mouches... en fait, ce genre d'insectes avaient étés, avec les souris, ses premières proies, lorsqu'elle n'était encore qu'un bébé dragon dans son nid, elle aimait les gober. Contrairement aux humains, aux elfes et aux nains, ceux de son espèce n'était pas dégoûtés à cette idée, autant qu'ils ne l'étaient pas à l'idée de manger de la viande crue, et au contraire, ils la préféraient ainsi... bon, gober des mouches était considérer comme un jeu de dragonnet, donc aujourd'hui, elle ne le faisait plus, mais parfois, il lui arrivait d'en choper quelques-unes au vols, lorsqu'il faisait bien chaud et qu'elles venaient la titiller de trop près. Elle était couverte d'une armure d'écaille qui la rendait insensible à leurs petites pattes, mais ces insectes, tout comme les moustiques, avaient la mauvaise habitude d'entrer dans les oreilles et les naseaux, alors un petit coup de mâchoires de temps en temps servait à s'en débarrasser, ou à les chasser.

    Parfois, Rexia volait vite, voulant amuser son dragonnier comme elle-même s'était sentie amusée lorsque les grands dragons l'emportaient dans les airs, alors qu'elle ne savait pas encore se servir de ses ailes, afin de lui enseigner la sensation de la perte d’apesanteur... d'autres fois, elle lui parlait, lui montrait tel ou tel chose, lui faisait preuve de ses connaissance sur le monde du ciel... et enfin, d'autres fois, elle ne disait ni ne faisait rien de particulier, se contentant de voler tout-droit, et de laissait son Any' explorer tout cela à travers leurs dix sens réunis. Elle le sentait venir en elle, afin d'essayer de voir et de ressentir les chose comme elle les voyait et les ressentait... loin d'être dérangée par cela, elle l'y encourageait, au contraire...


    *" N'hésite pas, Any... "* lui disait-elle, *"... les dragons ressentent le monde avec plus de prézision que tes semblables. N'hésite pas à te glisser en moi, sens ce que je sens, ressens ce que je ressens, vois ce que je vois,... c'est ainsi que nous deviendrions une véritable paire... "*. Ou en tous les cas, c'était ainsi que le lui avait expliqué son professeur lorsqu'il lui avait enseignait comment elle devrait voir le lien qui les unissait... ce ne serait que lorsque l'un pourrait sentir avec les sens de l'autre sans plus d'effort que lorsqu'il se servait de ses propres sens qu'ils seraient une véritable paire de dragon et de dragonnier confirmée. Le seigneur Sor lui avait montré des images de lui et de son propre dragonnier, qui était un vieil urgal, où ils faisaient ensembles des acrobaties des plus exceptionnelles... Rexia avait fait part de son impatience de pouvoir en faire autant, mais le dragon noir lui avait intimé la prudence et la patience... des années de pratiques étaient demandés pour réussir à en faire autant. La prudence, la patience... tout cela n'étaient pas les plus grandes qualités de la femelle, elle était encore bien trop jeune et avide de connaître le monde pour avoir en tête ces vertus... mais suite à d'autres images que lui avait montré son maîtres, des images d'accidents causés par des dragons et des dragonniers trop pressés, elle s'était dit que même si elle n'aimait pas attendre, elle s'y forcerait, pour éviter que son âme-jumelle perde un bras et que elle, elle se fasse arracher les ailes à cause d'une mauvaise manœuvre, et bien d'autres choses dont je préfère vous passer les détails...

    Lors de la discussion sur ses ailes, sur le fait que la grande bête ailée pourpre les avait fines et longues, elle sentit à nouveau une bouffée d'inquiétude monter en Anynduil... il s'inquiétait de savoir si elles n'étaient pas trop fragiles. A cet bouffée d'inquiétude, Rexia répondit d'un sentiment agacée : elle n'aimait pas que son dragonnier s’inquiète pour elle comme si elle n'était encore qu'un bébé dragon tout juste sortie de l'oeuf... elle était une adolescente, maintenant, presque une dragonne adulte, elle connaissait... ou presque... ses limites et savait compenser ses défauts ! Cependant, elle savait que les craintes de son âme-jumelle étaient légitimes, aussi lui répondit-elle, ne cherchant pas à cacher la vérité :
    *" Si, elles sont bien plus fragiles que les ailes des autres dragons, tout comme elles me rendent moins forte. Si, lors d'une bataille, je devais portée une armure, il faudrait qu'elle soit construite bien fine, et je ne pourrait pas porter des rochers à bombarder aussi lourd que mes paires qui ne seraient pas tout en ailes... mais il y des compensation : je suis plus vive, mes sens en sont devenus plus aiguisés. J'esquive plus facilement les projectiles, et mes attaques sont plus rapides, plus précises, je suis parfaite pour les attaques furtives. Pour te donner un exemple que tu pourrais comprendre, c'est comme si les autres dragons étaient des loups, puissant, immenses, aux muscles très développés, et que moi, j'étais un renard. Plus petit, mais plus vif, capable de me retrouver là où on ne m'attends pas, et tuant en mordant là où il faut. Alors ne t'en fait pas pour moi, Any'. Ce que la nature m'a retirer, elle la remplaçait par de grandes qualités... il n'y a pas que la puissance brute qui fait des dragons les plus grands de tous les prédateurs. "*. Et, comme pour donner une image à ce qu'elle disait, la femelle claqua des mâchoires en l'air, manquant de peu d'arracher les plumes de la queue d'un petit oiseau imprudent qui passait un peu trop près d'elle. Si elle le rata, c'était qu'elle l'avait voulue, son but avait seulement été de lui faire peur... si elle n'était pas particulièrement méchante, elle n'en était pas moins taquine, et elle aimait se sentir impressionnante face à ses proies. On ne changeait pas la nature d'une espèce, hélas...

    Rexia était ravie d'entendre les rires et de sentir les câlin de son petit-elfe... le vol rapide lui avait plu, et elle se dit que dès qu'elle en serait capable, elle lui ferait découvrir d'autre acrobaties encore plus impressionnantes. Celle-ci, elles l'étaient déjà... mais elles étaient quand-même considérés comme des figures de débutant. La jeune dragonne apprenait peut-être seulement à parler comme il faut, avec quelques petites erreurs de prononciation, avec, parfois, sa langue qui fourchait, mais il était vrai qu'elle commençait un peu à devenir philosophe, qu'elle apprenait déjà à très bien jouer avec les mots, et selon-elle, cela ne lui venait pas seulement de la passion des énigmes qui se développait chez la plupart des dragons... l'un des courts que leur faisait un elfe était censé leur apprendre les subtiles différences entre les espèces de l'Allagaësia, du maléfique ra'zac jusqu'au rusé petit chat-garou, et elle avait appris que ceux qui aimaient le plus jouer avec les mots, dans ce pays, c'était les elfes. Son dragonnier était un elfe, ils partageaient leurs pensés, leurs émotions, une partie de leur éducation, et il était déjà arrivé à la dragonne, lorsqu'elle voulait en savoir plus sur Anynduil, de farfouiller dans sa mémoire... elle supposait que cette faculté de dire déjà uniquement une partie de ce qu'elle voulait, cachant le reste pour pouvoir agir sans avoir à rendre de compte à personne, lui venait de son "côté elfe", si on arrivait à s'imaginer que le fait qu'elle soit liée à un membre du beau peuple par l'âme faisait d'elle un être en partie elfe... bon c'était peut-être exagéré, sauf pour son esprit, bien-sûr. Lorsque Any' lui dit qu'elle ne pourrait plus le surprendre, elle ne répondit rien, mais il put tout-de-même lire dans le pétillement de son regard qu'elle n'en pensait pas moins un "Ça, c'est ce qu'on verra...". Elle savait également passée maître dans l'art de surprendre les autres, comme bien de ses semblables...

    La faim vint quelque-peu déranger ce moment privilégier où l'un et l'autre étaient fondus en un seul être, et cela arracha au milieu des nuages blancs de bonheur de l'esprit de la dragonne un sombre nuage d'orage et de mauvaise humeur... son corps réclamait à manger, car voler était quand-même de l'exercice, et son ventre en était maintenant vidé, mais elle avait horreur que cela survienne comme par-hasard à un moment aussi particulier... son corps ne pouvait-il donc par attendre ? Il faisait parti intégrante d'elle, il savait bien qu'elle était en train de faire quelque-chose d'important, de précieux, quelque-chose qui faisait battre son coeur, brillait de milles feux son coeur des coeurs... pourquoi fallait-il que son estomac vienne donc mettre une virgule à tout-cela ? Anynduil sentit sa faim à travers leur lien, et il sortit de la viande de l'une de ses poches afin de la lui donner... Rexia, en tant que chasseuse, n'aimait que moyennement la chaire qu'elle n'avait pas tuée par elle-même... mais bon, cela ferait une agréable petite friandise qui la calerait au moins jusqu'au retour sur la terre ferme, car avant cela, elle désirait faire vivre une dernière petite chose à son âme-jumelle. Mais cela devrait attendre... celui-ci se pencha trop et tomba de selle...


    *" Impudent... "* lui chuchota-t-elle dans son esprit tendis qu'il se dirigeait seul vers le sol, et que elle, elle rabattait à moitié ses ailes contre son corps pour descendre plus vite que lui. Elle avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, car pour le moment, elle ne le voyait pas vraiment en danger. La dragonne avait volée assez bas pour qu'il ne soit pas paralyser de froid, en comptent le fait que les elfes étaient, après le sien, le plus résistant des peuples, et assez haut pour que, si il tombe, elle puisse le rattraper facilement. Et surtout, elle se montrait assez culottée de dire cela à quelqu'un, vu que elle-même était une assez grande casse-coup... mais bon, ça, on ne se refait pas, et casse-coup et vantarde était deux qualités pouvant se montrer explosives dans un seul corps. A la demande de Anynduil, Rexia commença par rattraper les morceaux de viandes... dommage pour ceux-ci, d'ailleurs, car, se montrant aussi vive qu'un faucon pourchassant un moineau, elle avait fait le tour de l'elfe et lui était passé en-dessous, rattrapant la viande séchée entre ses dents. Tout en mâchouillant et en profitant de l'huile qui coulait sur sa langue, elle se plaça pile en dessous de son âme-jumelle et déploya complètement ses deux longues ailes, envoyant des lueurs rouges translucides vers le sol, et le laissa lui tomber dessus. Contrairement à d'autres dragons, la jeune femelle n'avaient pas le corps couvert d'épines... au lieux de ça, elle avait une grande crinière de pointes qui lui couvrait la nuque, ce qui n'était pas si mal que ça... c'était une arme redoutable, et au moins, Anynduil n'avait pas eu à faire attention à ne pas s'empaler.

    Lorsqu'elle sentit le poids de l'elfe lui tomber dessus... poids qui, même si il n'était pas le plus lourd, la fit quelque-peu descendre, car elle n'y était pas encore entièrement habituée. Il fallait dire que décoller avec un poids supplémentaire, c'était différent que de se le recevoir en plein vol... elle se tourna vers lui et lui répéta
    *" Tu t'es montré impudent. "*, ne se rendant pas comte qu'une fois de plus, elle se trompait dans un mot. Ce n'était pas vraiment un reproche, c'était même presque là une façon de se moquer de lui, car ce n'était pas tout-les-jours qu'elle voyait son soldat de Rôdeur d'elfe bien entraîné de dragonnier commettre une imprudence, et elle lui expliqua par la suite où elle voulait en venir : *" Nous ne sommes pas encore tout-à-fait près pour ce genre de figure, tu dois d'abord t'habituer d'avantage au monde du vol, et moi, je dois grandir, pour que tu puisses plus facilement te dépacer sur moi. Mais selon mon maître de vol, le seigneur Sor, lorsque nous aurons atteint la taille et l'harmonie parfaite, tu pourras te battre partout sur mon corps, même debout sur la pointe de ma queue. Il me tarde tout autant que toi que ce genre de chose arrive... mais pour une fois, c'est moi qui vais te demander de ne pas presser le destin. Ebrithyl Sor m'a également montré quelques images forts désadré... euh, désagréables, de liés qui se sont un peu trop pressés... "*. Elle lui envoya en tête le souvenir de son maître aux écailles noires, montrant une scène où un dragon encore plus jeune qu'elle, dont le dragonnier, un adolescent humain, et lui, avaient tentés de voler avant l'heure. Les malheureux étaient rentrés dans un arbre, et tendis que le dragon était pendus à cet arbre, la tête coincé entre deux branches et suspendu par les ailes percés par d'autres branches plus petites, des branches brisées et pointues, le jeune-homme était au pied de celui-ci, trois de ses quatre membres brisés et avec une fracture au crane. Tout deux avaient survécus, selon les dires de Sor, mais ça avait été tout juste, et c'était pour ce genre de raison que les liés qui tentaient leur chance trop tôt s'exposaient à de lourdes sanctions, à Sänghgarm. Une fois cela montré, Rexia tenta de changer la conversation, vu qu'elle se doutait que son dragonnier avait dut comprendre où elle voulait en venir, et ajouta en avalant sa bouchée : *" Au fait, merci pour la viande. "*.

    En effet, si ce simple petit goûté n'avait pas suffit à lui remplir entièrement son estomac, la dragonne sentait déjà moins la faim, et pouvait à nouveau profiter de son vol avec son dragonnier. Elle traversa le ciel de la cité des dragonniers et ressortit par le rempart d'en-face de là où elle était revenue, recommençant par voler par-dessus la forêt. Autour d'eux, dans le paysage, les nuages commençait déjà à prendre une teinte orangée... le soir n'allait pas tarder à arriver, les cours seraient bientôt finis, et eux, ils avaient l'heure du repas, ainsi que celle du couvre-feu pour les jeunes recrues à respecter. L'idée d'avoir toutes ces horaires contraignante à suivre n'avait jamais plu à la jeune femelle, tout comme le fait que voler faisait passer le temps vraiment trop vite ! Mais tout comme Anynduil, elle s'y était habituée. Si elle avait tenue à quitter les cieux de Sänghgarn, cependant, c'était pour une bonne raison : ce qu'elle voulait faire risquait de la déconcentrer, et elle ne voulait prendre le risque de ne rentrer dans rien ni personne. Après-tout, deux dragons qui se percutaient, c'était rare, mais c'était déjà arrivé. Après quelques minutes durant lesquelles ils profitèrent d'un vol tranquille, elle s’immisça à nouveau dans la tête de son petit-elfe et lui expliqua ce qu'elle avait très envie de faire :

    *" J'ai envie de tenter une dernière expérience, Any' : je voudrais que tu viennes en moi. Jusque-là, tu as pue sentir, voir et ressentir à travers moi... mais maintenant, je veux que tu vois à travers mes yeux, que tu sentes à travers mes naseaux, que tu ressentes à travers mes écailles. Nous pouvons partager mon corps si tu me fais assez confiance pour le laisser le contrôle de mes ailes et de ma queue, le maître Sor m'a apprit comment faire. Il suffit juste que tu me laisses t'envahir et t'attirer en moi... es-tu prêt ? "*. Rexia tenait à lui poser la question, car si le dragonnier paniquait, il se pouvait que ni l'un, ni l'autre, n'arrive à retrouver le chemin de son corps respectif, et qu'ils s'écrasent. Généralement, bien des dragons prenaient l'âme de leur dragonnier ou de leur dragonnière sans le lui demander avant, mais elle, elle préférait jouer sur la prudence. Elle se souvenait que, selon les histoires, la grande Saphira elle-même avait agi ainsi, avec le seigneur dragonnier... mais elle, elle avait due attendre bien plus longtemps que la jeune bête pourpre avant que son lié n'accepte de la monter, et elle était à l'époque la dragonne d'un jeune humain... peut-être que le fait qu'elle soit liée à un elfe avait rendu Rexia plus sage... qui sait ?
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Jeu 26 Juil - 11:45

Malgré le danger que représentait le sol qui se rapprochait à toute vitesse, la chute libre était une expérience amusante. Anynduil pourrait désormais dire, en tout état de cause, qu’il volait de ses propres ailes… Même si celles-ci ne valaient guère celles de sa Dragonne. Mais pouvait-on parler d’ailes lorsqu’il s’agissait de bras ? Après tout, peut-être avait-il été un oiseau, qui a perdu ses plumes ? Allez savoir… Bon, pour le moment, il filait telle une flèche vers le bas. L’air sifflait très fortement à ses oreilles, et malgré son ouïe d’Elfe, il n’entendait pas le bruit de sa Dragonne… En même temps, elle était silencieuse, mais il aurait pu…

Anynduil vit un éclair rouge du coin de l’œil, et quelques courtes secondes plus tard, Rexia était en dessous de lui. Le Rôdeur essaya de ralentir, en déployant ses bras et ses jambes en forme d’étoile, mais il eut l’impression que l’effet était surtout psychologique. Atterrissant plus ou moins brutalement sur le dos lisse et écailleux de la Dragonne, il fit descendre de quelques mètres celle-ci avant qu’elle ne compense à nouveau son poids et reprenne de l’altitude. Il éprouva une vive bouffée de gratitude pour, déjà, l’avoir rattrapé, et ensuite, pour ne pas avoir d’écailles sur le dos. Avec une autre Dragonne, il aurait fini embroché.

L’Elfe ne répondit rien à la « réprimande » de Rexia. Que répondre, de toute façon ? Il était vrai que, sur un cheval, il ne serait jamais placé ainsi. Surtout avec des semelles aussi usées que les siennes. C’étaient ses bottes de Rôdeur, qu’il n’avait pas changées depuis son arrivée à Sänghgarm. En temps normal, il en aurait pris des neuves bien plus tôt… Mais nous n’étions pas « en temps normal ». Non. Même s’il désirait encore le contraire, il ne pourrait plus jamais être un guerrier de l’Ombre. Oh non, il ne regrettait pas son union avec Rexia, pas du tout. C’est juste qu’il aurait souhaité continué à être Rôdeur tout en étant Dragonnier.

Les images que lui envoya Rexia étaient pour le moins sanglantes. Le Dragon quasiment crucifié sur l’arbre, et son Lié au sol, les membres dans un état déplorable. Il s’agissait d’un jeune Humain, très jeune, sans doute dix-sept ou dix-huit ans. Presqu’un nouveau-né pour un Elfe, mais cela n’empêchait pas qu’il éprouvait de la compassion pour cette jeune âme. Anynduil alla chercher du réconfort en se serrant contre sa Dragonne. Mais une parole de celle-ci le fit tiquer, et il se retourna pour regarder l’appendice en question.



« Tu as bien dit… Debout sur la pointe de… De ta queue ? Mais… Mais c’est petit… Fin… Et ça bouge… Et tu as pensé aux moustiques ? »


Comme d’habitude, Rexia parviendrait à le persuader de se livrer à cette manœuvre. Comme d’habitude, une fois l’appréhension passée, il trouverait cela génial… Mais pour le moment… Les moustiques et l’état de ses bottes représentaient pour lui deux obstacles majeurs. Il n’avait pas oublié la mouche avalée, ni ses fichues chaussures… Y avait-il au moins un cordonnier dans la Forteresse ? Mais il laissa la question filer, et rebondit sur ses explications d’avant sa chute, à propos des caractéristiques des Dragons tout en ailes.


« Rapide et furtive. En fait, si j’ai bien suivi, tu es la Rôdeuse des Dragons. Décidément, nous nous sommes bien trouvés. Je n’aurais pas pu avoir mieux, comme Liée. D’ailleurs, si c’avait été une autre que toi, je serais allé l’échanger contre ton œuf, dit-il en lui souriant. »


La Dragonne Ecarlate, remarqua-t-il, s’éloignait petit à petit du château, se dirigeant d’autres cieux, d’autres horizons. Anynduil interrogea mentalement la jeune femelle, voulant savoir quelle idée elle pouvait bien avoir derrière la tête. Voulait-elle faire une petite « fugue » pour rallonger un peu plus leur vol qui, il fallait le dire, était passé beaucoup trop vite à son goût.

Lorsqu’elle lui exposa son idée, Anynduil fut immédiatement d’accord. Il pourrait enfin ressentir le vol de manière intégral. Et il « deviendrait » Dragon un court instant. Et pas n’importe quel Dragon, qui plus est : la grande Rexia, légende vivante, et héroïne du plus grand récit jamais conté. Il ne savait pas comment faire, comment procéder, pour arriver à ce que souhaitait sa Dragonne, mais bon, il voulait vraiment essayer, tout comme elle – il pouvait sentir son envie. Après tout, à deux, ils trouveraient bien, non ? Surtout si son Maître Sôr le lui avait appris.

Néanmoins, une partie de sa conscience préférait ne pas quitter son corps, et celle-ci s’y accrochait durement, tandis que l’autre partie tentait de l’attirer à elle. Au lieu d’être calme et serein, ce qui faciliterait beaucoup plus les choses, il était contrarié par cette division spirituelle. Aussi, son esprit se bloqua, et bien qu’il batailla contre, il avait du mal à reprendre le dessus.



« Rexia, j’ai vraiment envie d’essayer, mais je n’y arrive pas… »


[Désolé du petit post ^^" ]
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MessageSujet: Re: "Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]   Mar 31 Juil - 8:58

[Oh, moi je n'ai pas trouvée ça si court que ça Smile ]

    Voler de ses propres ailes, lorsque cela était dit pour un bipède, que ce soit un elfe, un humain, un nain ou n'importe quel autre être humanoïde, était une expression étrange, quand-même, et Rexia aurait peut-être bien rie si elle avait entendu son dragonnier dire cela pour lui... les dragons étaient fait pour voler, les oiseaux étaient fait pour voler, tout comme les chauve-souris et certains autres mammifères particuliers ou autres créatures magiques... mais les elfes, comme son précieux petit Anynduil, eux, ils n'étaient pas fais pour voler, en toute logique, selon la nature qui les avait créée, c'était des terrestres, presque des proies. Les expressions étaient parfois tellement étranges, tellement difficiles à comprendre... parfois, elle en entendait, dans la bouche des autres êtres-vivants de Sänghgarn ou dans l'esprit de son lié, et elle les trouvait tantôt drôles, tantôt incompréhensibles, rarement logiques. Le langage était comme une espèce animal, sans posséder sa propre vie ni sa propre conscience : il évoluait au fil du temps, il fallait que l'on évolue aussi si on ne voulait pas qu'il nous laisse derrière lui et qu'un jour, on se retrouve à avoir l'impression que tout-le-monde autour de nous parlaient dans une langue qui nous était complètement étrangère... pour la dragonne adolescente, comprendre ce langage, ces expressions et ses évolutions était encore plus difficile, car elle était encore jeune et qu'elle apprenait encore à parler correctement. Heureusement, elle avait pour elle de nombreux professeur, ainsi que son elfe de dragonnier qui était associé au beau-langage... si pour le moment, elle éprouvait encore quelques difficultés à bien articuler ses penser et à bien comprendre ce que l'on lui disait, elle ne doutait pas qu'un jour, elle saurait aussi bien parler qu'Anynduil... mais encore une fois, notion de la vie qui l'agaçait un peu, il lui faudrait du temps, du temps et de la patience... mais ça aussi, il fallait encore qu'elle apprenne à en avoir, de la patience.

    Par leur lien psychique, Rexia envoya de la chaleur à son âme jumelle, comme elle l'aurait fait pour rassurer un petit dragonneau... elle avait presque l'impression que celui-ci cherchait du réconfort, après les images des souvenirs ignobles qu'elle lui avait faite défiler devant les yeux. Il fallait dire que, elle le comprenait... elle-aussi, elle n'en avait pas menée large, lorsqu'elle avait vue cela pour la première fois seulement quelques jours plus tôt... en voyant l'état déplorable des ailes du dragon, et lorsque son professeur lui avait dit, de sa vois profonde et croassente comme le grognement d'un ours dans une sombre caverne, "Ce pourrait-être toi, si tu ne te montres pas prudente...", elle avait eue un haut-le-coeur et avait faillie vomir... heureusement, ce jour-là, elle avait déjà digérer son repas de la veille, il n'y avait rien qui pouvait sortir. Cependant, très vite, les sensations désagréables, la peur, les mauvais souvenirs disparurent, lorsque son dragonnier lui parla de ce qu'elle lui avait dit sur le bout de sa queue... la chaleur qu'elle lui avait envoyée se mua en un sentiment amusée, presque moqueur...


    *" Qui a-t-il, puissant guerrier dôdeur ? Tu as peur ? "* le gourmanda-t-elle... si ils n'avaient pas était en plein vol, elle l'aurait également titiller en le bousculant du bout du museau... *" Tu sais, ce que je viens de te dire, ce n'était qu'un essemple de ce que l'on sera capable de faire... dans de nombreuses années, lorsque tu sera plus agile, plus entraîné, et que moi, je serais plus grande. Pour le moment, n'ayant pas la crainte de ce qui n'est pas encore prés d'arriver, nous ne sommes encore que des apprentis liés. Quand aux bestioles, et bien... tu n'as cas tu faire pousser des écailles, comme-moi, ou alors les repouzer par la magie. "*. La notion de la magie était encore bien vague, pour une aussi jeune dragonne, mais elle doutait que créer un champ de force pour repousser des insectes coûterait tellement d'énergie que ça... au pire, elle pourrait même lui prêter son énergie, pour ça. En tout-les-cas, pour elle, grâce à son armure écailleuse aussi apte à la protéger des flèches que des dards, et à sa peau translucide qui lui couvrait les yeux, elle ne craignait pas et ne craindrait surement jamais les moustiques.

    Un ronronnement sourd, qui se perdit dans le vent, échappa de la gorge de Rexia lorsque son dragonnier lui parla du fait que leur lien était encore plus puissant qu'il ne l'était dans ce qu'elle avait pensée à la base... ils n'étaient pas seulement liés par l'âme, ils l'étaient aussi par leur caractéristiques. La vitesse, la furtivité, la ruse étaient leurs armes... elle ne s'était jamais aperçu à quel point ils pouvaient être proche, l'un de l'autre, en dehors de leur lien née de l'ancienne magie de l'ancienne caste des dragonniers. Elle doutait que cela aurait été possible, mais elle se sentait touchée par l'idée qu'Anynduil tenait tant que ça à elle, au point que si il avait eu un autre dragon, il l'aurait échangé. Les seigneurs dragonniers et dragons ne l'auraient pas laissés faire, et de toute façon, à ce moment-là, il se serait lié à quelqu'un d'autre, et ça aurait été un lien que l'envi d'avoir un autre dragon n'aurait pue briser... mais cette pensée montrait à quel point il tenait à elle, tout comme elle tenait à lui. Elle quitta un instant sa contemplation de l'horizon vers lequel elle volait pour se tourner vers lui et lui lécher la joue... ce fut un geste rapide, et aussi vite qu'elle ne l'avait fait, elle se retrouva à nouveau à regarder droit devant-elle, volant droite tel un piquet posé à l'horizontal dans le ciel, battant silencieusement des ailes...

    Son âme-jumelle ne le lui dit pas à vois haute, mais elle sentit marqué dans son esprit son accord : il était près à faire cette expérience, à quitter son corps pour venir se réfugier dans le sien, et vivre le monde à travers elle. Cela la rendait joyeuse, car pour mettre sa propre âme, sa vie, son "eldunari elfique", entre ses pattes, sans craindre qu'elle ne lui fasse du mal ou qu'elle ne le rende fou, il fallait vraiment qu'Any' ait une grande confiance en elle. Et en plus, cela serait l'expérience ultime du jeune dragonnier et de sa jeune dragonne, et cela tenterait à prouver qu'ils étaient près à passer à la vitesse supérieur dans leur apprentissage. Sachant donc comment il fallait faire, Rexia sortie son esprit d'elle-même et pénétra lentement la tête du jeune bipède... elle savait que pour l'attirer en elle, c'était comme lorsqu'elle chassait : il fallait qu'elle l'attrape entre les serres de son âme et qu'elle l'entraîne, bien qu'elle se montrerait bien plus délicate que ce qu'elle faisait avec une proie... cependant, alors qu'elle commençait à mélanger les essences de leurs esprit, la belle bête mythologique aux écailles de rubis ressentit une résistance à laquelle elle ne s'était pas attendue ; l'âme de Anynduil s'accrochait à son crane comme une moule s'accrochait à un rocher, et il était presque impossible qu'elle ne le décroche, sauf si elle l'attirait de force, ce dont elle se refusait. L'explication vint directement de son dragonnier : il ne se sentait pas prés, finalement, pas encore, pour quitter son corps... la créature s'en sentit-elle déçue, vexée ?

    Vexée, non, pas-du-tout... déçue, peut-être juste un tout petit-peu, mais loin de l'être autant que lorsqu'elle avait crue qu'ils ne voleraient pas. Elle était déçue, mais elle le comprenait... quitter le sol était une chose, quitter son corps en était une autre. Aussi lui répondit-elle, d'un ton doux et calme, d'où ne perçait que sa compréhension et pas sa déception :
    *" Ne t'inquiète pas, je comprends... moi-même, je ne serais pas rassurée à l'idée de devoir séparer mon esprit de mon corps. C'est un peu comme mourir, d'ailleurs il ne faut pas le faire trop longtemps, ou on risque de voir son corps de désagréger. Moi-même, je ne le ferais pas sans crainte... "*. Elle ajouta, une pointe amusée dans l'esprit : *" D'ailleurs, je ne le ferais pas du tout, sinon nous tomberions vers le sol tel des pierres. Mon corps ne peut voler sans mon âme. Tout comme le fait de te battre debout sur moi, c'est surement encore trop tôt pour tenter cela... nous le ferons lorsque nous serons prês, tout-les-deux. "*.

    Et, sur-ceux, sans crier gare à son dragonnier, elle pencha son corps sur le côté au point de que ses ailes formairent une ligne droite de haut en bas, et vira pour faire demi-tour, reprenant la direction de la cité des dragonniers. Maintenant, il valait mieux pour eux qu'ils rentrent, autrement ils auraient des ennuis avec leurs maîtres. De plus, le repas allait bientôt être servi, et les heures, à Sänghgarn, c'était les heures. Aujourd'hui, Rexia pouvait chasser par ses propres moyens, cependant cette après-midi complet de vol, c'était déjà beaucoup, pour ses toutes jeunes, ses longues et fines ailes, et elle était trop fatiguée pour se montrer furtive... alors elle irait, pour ce soir, manger au self des dragons. Durant le vol, elle demanda quand-même à Anynduil : *" Bientôt, lorsque nous aurons du temps libre, nous retournerons voler, tout-les-deux, n'est-ce-pas ? "*. La jeune dragonne se doutait de la réponse, mais elle tenait absolument à le lui entendre dire... juste question de se sentir rassurée dans cette idée. Rien ne lui faisait plus plaisir que de voler, sauf de voler en compagnie de son dragonnier. Et en plus, maintenant, qu'il le veuille ou non, l'elfe rôdeur n'aurait pas le choix : maintenant qu'ils avaient volés pour la première fois, à partir de la semaine prochaine, ils auraient des cours de vol ensembles. Mais il était toujours plus agréable de le faire pour le plaisir que sous la contrainte...
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"Enfin, nous sommes ensembles... !" [PV Any' / Rexia]
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